Comment affronter le “blues” du mois de février ?

Plus rien ne vous enthousiasme, vous vous sentez fatigué(e), irritable, déprimé(e) ;  vous n’avez plus aucune motivation ni volonté et vous massacrez allègrement vos belles routines alimentaires et/ou sportives, vous culpabilisez, et du coup vous les massacrez encore davantage ; vous avez l’impression d’avoir du plomb dans vos chaussures et finalement vous avez juste envie de tout envoyer balader et de vous terrer au fond d’un trou …?

Ça vous rappelle quelque chose ? Moi j’appelle ça le blues du mois de février. Il me rattrape tous les ans à la même époque. Incapable d’y échapper, j’ai voulu comprendre son origine et apprendre à l’affronter.

Pourquoi le blues du mois de février ?

Lorsque que j’ai réalisé que ce “coup de mou” survenait de façon récurrente tous les ans à la même période (entre mi-janvier et mi-février), je me suis demandée ce que cette période avait de spécial pour que je déprime autant chaque année. On parle beaucoup de la dépression saisonnière à l’entrée de l’hiver, mais là, on est en février !

Alors, elles valent ce qu’elles valent, mais voilà les pistes que j’ai trouvées :

  • toutes les jolies lumières et l’atmosphère si particulière des fêtes de fin d’année se sont évaporées ;
  • l’hiver s’éternise, il fait moche, les jours sont courts ;
  • le plan “cocoon” – bien au chaud chez soi – finit à la longue par ressembler à une prison dans laquelle on étouffe ;
  • la facture d’électricité nous rappelle à quel point on manque de lumière (il paraît que la luminosité chute de 50 000 lux pour une belle journée d’été à seulement 10 000 lux pour une grise journée d’hiver!) ;
  • les repas de fête, la chandeleur, puis les raclettes et fondues ont définitivement eu raison de notre bonne relation avec notre balance ;
  • on tousse, on renifle, et même si ce n’est pas vrai, on a l’impression que ça n’en finit pas ;
  • et avec tout, ça notre niveau d’énergie est au plus bas et notre moral dans les chaussettes !

Et vous ? Quelles sont vos pistes ? Arrêtez votre lecture quelques instants et réfléchissez à cette question. Comprendre le problème, c’est le début de la solution.

Une fois que vous aurez à peu près compris d’où vient votre blues du mois de février, comment pourrez-vous l’affronter ?

La première chose, c’est de lâcher prise et d’arrêter de culpabiliser ! Car s’il y a bien une chose que j’ai comprise, c’est que ce blues est un véritable sable mouvant : plus on gigote, plus on s’enlise ! Alors maintenant, j’accepte de ne pas être parfaite. La vie n’est pas un long fleuve tranquille. On a beau se nourrir de pensées positives, se fixer des objectifs alignés avec nos valeurs et nos priorités, cultiver la gratitude….. il y aura tout de même des « jours sans ». C’est comme ça. Et quand un tourbillon vous entraîne vers le fond du lac, inutile de s’épuiser à lutter contre lui ; il est bien plus efficace de l’accompagner jusqu’au fond puis d’un bonne poussée sur ses jambes, se propulser à nouveau vers la surface. En d’autres mots, acceptez cette déprime passagère, regardez-la en face, laissez-la couler sur vous, puis faites ce qu’il faut pour reconstruire votre énergie et vous remettre en route.

1 – Lâchez prise et faites un break

  • acceptez cette baisse d’énergie ;
  • autorisez-vous les écarts, sans culpabiliser de ne pas avoir relevé tous les défis que vous vouliez, de ne pas avoir réalisé tous les objectifs que vous vous étiez fixés ce mois-ci; souriez à cette tablette de chocolat dévorée toute entière, et à ces séances de sport séchées ;
  • faites un break, un vrai, qui fait du bien (une semaine de vacances si vous pouvez, au soleil de préférence, une journée SPA à buller, un week-end à la montagne pour la lumière et l’air frais, un hammam-gommage en institut …).

2 – Reconstituez votre énergie pour “remonter à la surface”

  • Renforcez vos défenses immunitaires et faites le plein de vitamines ; Oméga-3, vitamine D et magnésium jouent un rôle clé dans notre équilibre émotionnel. Privilégiez donc les poissons gras (sardine, maquereau, saumon) et l’huile de colza bio pour les oméga-3, le foie de morue bio pour la vitamine D et les fruits de mer, algues, légumes et fruits secs oléagineux pour le magnésium. Votre médecin pourra aussi vous prescrire des compléments si nécessaire : n’hésitez pas à le consulter ;
  • évitez le sucre (maintenant que vous avez fini la tablette de chocolat, passez à autre chose ;-)) ; au-delà de la satisfaction qu’il vous offre sur le moment, trop de sucre fatigue
  • Cherchez la lumière : sortez à la pause déjeuner, lorsque même en hiver la lumière est la plus vive et “faites le plein”; Marchez d’un pas rapide et vous multiplierez les effets bénéfiques de cette petite sortie ;
  • Il pleut des cordes, impossible de sortir ? Vous pouvez aussi recourir à la luminothérapie (on trouve maintenant dans le commerce de nombreuses lampes de luminothérapie à prix abordables) ;

Et ensuite ?

Et l’an prochain ? Peut-on éviter cette baisse d’énergie saisonnière ? Sans doute. On pourra déjà adopter par anticipation les solutions présentées ci-dessus. Mais cela suffira-t-il à éviter totalement la baisse de régime ? Moi n’y suis pas encore arrivée. Novembre et février, je le sais, restent mes « périodes critiques ».  En tenir compte permet aussi de les traverser au mieux : prévoir des vacances, limiter les engagements importants, alléger ses objectifs pour ces périodes-là et son emploi du temps. Notre énergie, quoi que l’on fasse, connaît des cycles, des hauts et des bas. Nous avons tous nos cycles. Connaissez-vous les vôtres ? Les connaitre, c’est déjà un bon début.

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