Dépasser ses limites avec Jonathan Livingston le Goéland

de Richard Bach

Jonathan Livingstone le goéland

Si vous ne le connaissez pas encore, je vous conseille “Jonathan Livingston le Goéland” de Richard Bach. Ce petit récit d’à peine une quarantaine de pages est une fable magnifique ! Elle nous relate l’histoire d’un goéland qui voulait s’élever toujours plus haut, dépasser ses limites. Rejeté par les siens, il n’en continue pas moins à persévérer pour réaliser son rêve. Découvrez où sa persévérance le mène et laissez vous entraîner dans son voyage initiatique. J’espère que vous aimerez : moi, j’ai adoré 👌

La fable intemporelle d’un héros qui veut dépasser ses limites

Il est vrai que cette fable ne date pas d’hier ! Il parait que c’est en 1959 que l’auteur a eu l’idée d’un oiseau apprenant à repousser ses limites, Jonathan Livingston le goéland. Le roman, quant à lui, a été publié en 1970 et connu un énorme succès. Célèbre dans le monde entier et traduit dans une quarantaine de langues, il a même fait l’objet d’une adaptation cinématographique en 1973.

Cela dit, je dois reconnaître, à ma grande honte, que je n’ai découvert cette petite pépite qu’il y a 3 ans. Vu son ancienneté, j’ai d’ailleurs longtemps hésité à vous en parler. Mais finalement, je me suis dit que pour certains d’entre vous, ce sera peut-être une nouveauté, comme ça l’a été pour moi… Et puis, le thème – dépasser ses limites – n’a évidemment pas pris une ride depuis les années 70.

L’histoire en quelques mots

Pour être bref, il s’agit de l’histoire d’un goéland qui va tout mettre en œuvre pour sortir de sa condition, “voler toujours plus haut”, se surpasser encore et encore. Le récit se décompose en trois parties, qui correspondent aux trois phases de son évolution.

Première partie – l’Anticonformiste, ou pourquoi dépasser ses limites

Mais qu’est-ce qui pousse donc Jonathan Livingstone à toujours vouloir ainsi se surpasser ? C’est qu’il ne veut pas “entrer dans le moule”. Il ne veut pas, comme ses congénères, ne voler que pour se nourrir. Il veut explorer tout ce qu’un goéland peut faire, voir, vivre. Et même s’il faut pour cela violer les lois du Clan. Il s’exerce donc à voler de plus en plus loin, de plus en plus haut. Son comportement, si différent de la norme, finit par lui valoir d’être banni de son clan. Celui-ci estime en effet qu’il est devenu un danger pour la loi et la tradition. Mais Jonathan s’en moque. Et lorsque deux goélands “purs comme la lumière des étoiles” l’y invite, il n’hésite pas à les suivre. Pour lui :

“La seule loi digne de ce nom est celle qui montre le chemin de la liberté, […]. Il n’en est point d’autre.”

Deuxième partie – l’Apprenti, ou jusqu’où dépasser ses limites

À la suite des deux goélands, Jonathan arrive dans un autre monde. Les goélands y sont moins nombreux, mais comme lui, ils aiment voler pour le plaisir, et non seulement pour se nourrir. À leur contact et avec l’aide d’un instructeur, Jonathan perfectionne ses techniques de vol. En surmontant ses pensées limitantes, il finit même par apprendre à voler à la vitesse de la pensée, instantanément !

« Pour voler à la vitesse de la pensée vers tout lieu existant » , lui enseigne son mentor, « il te faut commencer par être convaincu que tu es déjà arrivé à destination. »

Au contact de son mentor, le goéland apprend également à aimer ses semblables. Cet amour va le conduire à retourner sur terre, au milieu de son clan, pour – je cite – “transmettre à un goéland trébuchant dans la solitude, à la recherche de la vérité, un peu de cette vérité que lui, Jonathan, avait découverte“.

Troisième partie – le Guide, ou comment dépasser ses limites

De retour chez lui, Jonathan trouve un premier élève, puis un second, puis un autre. Il leur transmet son savoir sur les techniques de vol. Et petit à petit, transgressant les règles du clan, de plus en plus de curieux s’assemblent autour de lui et de ses élèves.

À la fin de l’histoire, Jonathan Livingston va transmettre son rôle de guide à son premier élève, avec un dernier conseil :

« …ne te fie pas à tes yeux . Tout ce qu’ils te montrent, ce sont des limites, les tiennes. Regarde avec ton esprit, découvre ce dont d’ores et déjà tu as la conviction et tu trouveras la voie de l’envol… »

La morale de cette histoire ?

Cette fable est évidemment un formidable éloge de la liberté et de l’accomplissement personnel.

“Brisez vos limites”, nous dit Jonathan, “faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.”

Mais il n’est pas question que de liberté. De nombreux autres thèmes sont développés dans ce récit, comme la quête d’absolu, le mentorat, la transmission du savoir, partie intégrante de son propre développement, et bien d’autres encore. Chaque fois que je le relis, j’y découvre encore autre chose !

Quelques mots sur l’auteur, Richard Bach

Richard Bach est un écrivain américain, né en 1936 dans l’Illinois (USA). Extrêmement populaire dans les années 70, il a écrit plusieurs romans, tous en rapport avec l’aviation qui passionne cet ancien pilote de l’US Air force. Mais le joyau de son œuvre d’écriture reste incontestablement Jonathan Livingston le goéland.

Il n’y a peut-être aucun rapport, mais en découvrant qui était l’auteur, je n’ai pu m’empêcher de penser à un autre aviateur féru de liberté, Antoine de Saint-Exupéry. La philosophie de son Petit Prince n’est finalement pas tellement éloignée de celle de Jonathan Livingstone, notre sympathique goéland. Qu’en dites-vous ? N’hésitez pas à partager vos impressions dans les commentaires ci-dessous !


Bonne lecture ! Et si vous recherchez d’autres suggestions de lecture, j’ai ce qu’il vous faut : cliquez ici et faites votre choix !

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