Blog

Envie de lecture ? Plaidoyer pour le bonheur – Matthieu Ricard

Aujourd’hui je voudrais vous proposer « plaidoyer pour le bonheur » de Matthieu Ricard. Ce livre est d’une densité rare, synthèse assez exhaustive de la manière dont la psychologie scientifique et le bouddhisme traitent le sujet du bonheur. Nous aspirons tous au bonheur, sans vraiment savoir comment le trouver, et encore moins comment le définir. Dans son ouvrage, Matthieu Ricard nous ramène à nos besoins fondamentaux, à la nécessité de faire taire notre ego pour les retrouver ; il conduit aussi au dialogue entre bouddhisme et neurosciences : étonnant, ce qui peut en ressortir !

Plaidoyer pour le Bonheur est un véritable livre de chevet, à lire et relire, à savourer par petites bouchées (franchement, d’un bloc, ça risque de devenir indigeste). Pour ma part, je l’ai lu en version papier, puis écouté en version audio. Et je le réécoute encore. Chaque passage se prête à la méditation, à la réflexion personnelle, à l’introspection….. C’est quoi le bonheur pour vous ? On n’a pas fini d’essayer de répondre à cette question !

Envie de lecture ? Ralentir pour réussir – David Bernard

Connaissez-vous « Ralentir pour réussir » de David Bernard ?

📚📖    Ralentir pour mieux se dépasser ? L’art d’avancer plus vite, plus loin, plus facilement ? Ce livre est une mine de trucs et d’astuces : un vrai “guide de la route” qui vous propose une approche très pratique pour apprendre comment ralentir, comment “enclencher la première vitesse”, “passer la quatrième”, un vrai code de la route de la vie !
📖🔷

Mon conseil pour en tirer tous les bénéfices : vous pouvez certes lire ce livre d’une traite, mais une lecture “active” s’imposera pour mettre en pratique. L’auteur interpelle, nous encourage à nous poser des questions, chaque chapitre propose son exercice pratique. Alors munissez-vous d’un carnet et d’un stylo, et….. à vous de jouer ! 🖋📝

Comment changer enfin ses mauvaises habitudes, en 3 étapes clés

 

Faites la guerre à vos mauvaises habitudes et gagnez-la ! 

PREMIÈRE ÉTAPE – Définissez clairement ce dont vous ne voulez plus 

Pour combattre un ennemi efficacement, il faut parfaitement le connaître. La première étape va donc consister à bien cerner l’habitude dont vous voulez vous défaire. Sur une feuille de papier, notez les réponses aux questions suivantes :

  • Quand ce comportement se produit-il, quels sont ses déclencheurs, dans quel contexte… ?
  • Quel est l’impact négatif de la mauvaise habitude sur votre vie, sur votre corps, vos finances, sur l’utilisation que vous faites de votre temps, etc.…
  • Si vous avez pris cette habitude, aussi mauvaise soit-elle, c’est qu’elle vous a apporté un certain plaisir, un avantage, une facilité. Recherchez ce côté positif de l’habitude que vous voulez combattre : cela vous sera très utile à l’étape suivante, vous verrez !

Pourquoi cet exercice ? Parce que pour changer il faut d’abord une véritable prise de conscience, qui alimentera votre motivation et confortera votre décision de changer. Ne vous contentez pas d’une vague intention de changer, d’un sentiment diffus que « ce serait bien si… ».

En effet, changer nous demande de sortir de notre zone de confort. Or notre esprit n’aime pas ça du tout et il va nous concocter en permanence de multiples mauvaises « bonnes excuses » soi-disant rationnelles, pour nous maintenir dans l’ancienne habitude. Ne vous êtes-vous jamais dit « oh, ce n’est pas grave pour une fois… »…, ou bien  « ça sera mieux plus tard/demain/lundi prochain… », ou encore « de toute façon, je n’y arriverai pas… ». Je suis sûre que cela vous rappelle quelque chose, n’est-ce-pas ?

Définir en détail ce dont on ne veut plus est un préalable fondamental à tout changement : tous les points ce que vous allez lister en décortiquant votre mauvaise habitude seront autant d’arguments solides pour faire taire votre petite voix intérieure négative. Vous aurez défini votre « champ de bataille ».

DEUXIÈME ÉTAPE – Choisissez ce que vous voulez instaurer à la place et définissez-le en détails

Le vide n’existant pas, le meilleur moyen de changer une habitude, c’est de la remplacer par une autre, plus adaptée. Pour vous débarrasser d’une habitude, vous devez donc également réfléchir à ce qui va s’installer à la place et pourquoi. A ce stade, ne vous interrogez pas sur la manière d’y arriver. Visualisez simplement, avec le plus de précisions possibles, ce qui se passera lorsque la nouvelle habitude sera en place. Pour cela, posez-vous les questions suivantes :

  • Quelle meilleure habitude pouvez-vous développer pour contrer l’ancienne ? Attention, il doit s’agir d’un vrai substitut à l’habitude dont vous voulez vous défaire. Pas d’une frustration qui vous fera inévitablement retomber un jour ou l’autre dans vos anciens travers. Par exemple : si vous voulez changer votre alimentation, ne remplacez pas vos plats en sauce bien gras par des légumes cuits à la vapeur, ça ne marchera pas sur le long terme. Au contraire, cuisinez vos légumes frais de manière gouteuse, cherchez de nouvelles recettes, faites-vous plaisir, même si le plaisir est différent. Et surtout, faites simple ! Ne tombez pas dans le piège des solutions miracles.
  • Définissez clairement, en détails et en termes positifs, la nouvelle habitude que vous voulez ancrer dans votre vie.
  • Lister les motivations qui vous poussent à entreprendre ce changement. Vous pouvez vous inspirez de la liste des impacts négatifs de l’ancienne habitude que vous avez dressée à l’étape 1, mais n’oubliez pas d’énumérer aussi les avantages que va vous procurer la nouvelle habitude en elle-même ; l’objectif est que vous soyez quasiment capable de « ressentir » tout le bien que vous apportera la nouvelle habitude.

Tout comme pour l’étape 1, prenez note de tous ces détails pour pouvoir vous y référer régulièrement. Faites-en un tableau attractif : si votre motivation faiblit, vous pourrez y puiser de quoi la regonfler ! Vous aurez là vos « armes de guerrier » !

TROISIÈME ÉTAPE – Instaurez la nouvelle habitude à la place de l’ancienne

A l’étape 1, vous avez identifié les situations à risque, celles qui ont tendance à déclencher la mauvaise habitude. A l’étape 2, vous avez identifié ce que vous pouvez mettre en œuvre à la place lorsque ces situations à risque se produisent. Votre stratégie sera donc de « dégainer une des armes » définies à l’étape 2, lorsque vous vous trouverez sur le « champ de bataille » délimité à l’étape 1. Par conséquent :

  • Ayez toujours vos « armes » à portée de main. Par exemple, les légumes dans votre frigo pour remplacer les plats cuisinés caloriques du commerce ; le livre de chevet passionnant qui vous évitera de rester trop tard devant la télé ; les baskets pour prendre l’air au lieu de grignoter ; la bouteille d’eau pour boire au lieu de fumer….. L’important est de faire en sorte d’être prêt à affronter les situations critiques sans être en état de frustration. Souvenez-vous que l’objectif est de remplacer quelque chose qui vous plaisait (mais vous faisait du mal) par quelque chose qui vous plait (et vous fait du bien).
  • noter ce que vous entreprenez pour mettre en place la nouvelle habitude (par exemple en cochant sur un calendrier) chaque fois que vous avez réalisé la chose dont vous voulez faire une habitude. Visualiser votre parcours : cela vous aidera à vous rappeler qu’il s’agit d’un “parcours” et qu’il faut donc être persévérant.
  • marquer vos progrès : personnellement, étant très visuelle, je dessine un petit soleil jaune sur mon calendrier pour une semaine réussie; pour un mois réussi, je m’offre un petit plaisir. Et quand je dis “réussi”, ce n’est pas forcément parfait, mais dès lors qu’il y a progrès, pour moi c’est “réussi”. Trouvez vos astuces pour acter vos progrès : cela peut paraître simpliste, mais cela entretient vraiment la motivation.
  • Parfois, il pourra aussi être utile de revoir votre objectif en cours de route, pour l’adapter à la réalité que vous aurez expérimentée en mettant en œuvre l’habitude telle que définie au départ. Cela signifie qu’il faut vous observer, sur le parcours d’ancrage d’une nouvelle habitude, être à votre écoute.
  • Donnez-vous le temps nécessaire. Je vous ai déjà mis en garde contre les solutions miracles. Elles vous promettent souvent des résultats faciles et rapides. Mais nous savons tous que cela ne fonctionne pas comme ça. Non seulement les résultats ne tiennent pas sur le long terme, mais ces solutions-là se font souvent payer au prix fort, au détriment de notre santé et de nos finances, pour nous faire retomber plus bas que nous étions au départ ! Alors soyez patients ! Acceptez que le changement se fasse dans la durée et pas d’un simple coup de baguette magique.
  • Acceptez aussi l’imperfection de la période d’ancrage de la nouvelle habitude.  La conséquence du temps que requière une habitude pour se mettre en place est que le résultat ne sera pas parfait tout de suite. Il faut des semaines, parfois des mois pour ancrer une nouvelle habitude. Le parcours est forcément parsemé de petits échecs, de périodes où vous aurez du mal. Le sachant, soyez indulgent avec vous-même : comme quand on tombe de cheval, il faut simplement tout de suite se remettre en selle. Vous verrez qu’avec le temps, votre volonté sera de plus en plus solide, à mesure que la nouvelle habitude s’ancrera dans votre quotidien. Personnellement, j’ai souvent constaté que plus la nouvelle habitude que l’on met en place s’adapte à nos besoins réels, plus la satisfaction de sa mise en œuvre est grande; et plus nous ressentons de la satisfaction à faire quelque chose, plus nous avons envie de le refaire. Un cercle vertueux s’installe et, peu à peu, la nouvelle habitude s’ancre tout simplement parce qu’elle nous fait du bien.
  • Enfin, surtout ne lâchez rien ! Nombreux sont ceux jettent l’éponge trop vite, persuadés qu’ils n’y arriveront pas. C’EST FAUX. Il est normal de connaître des échecs. Souvenez-vous que “Réussir, c’est tomber 7 fois et se relever 8 fois” (proverbe japonais). Alors, ne vous flagellez pas parce qu’il y a des dérapages, la vie n’est pas un long fleuve tranquille ! Et bien sûr, relisez régulièrement vos notes des étapes précédentes : il faut soutenir le moral des troupes pour gagner une guerre!  Et vous verrez que, comme disait Winston Churchill, « Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal : c’est le courage de continuer qui compte » !

Vous avez des astuces pour adopter changer d’habitude ou bien des difficultés particulières à le faire ? N’hésitez pas à les partager avec nous dans les commentaires ci-dessous.

Envie de lecture ? Le guerrier pacifique – Dan Millman

Aujourd’hui, je voudrais vous parler Du GUERRIER PACIFIQUE de Dan Millman.

Roman de développement personnel très connu qui raconte l’initiation de Dan, son parcours de développement personnel sous l’impulsion de son mentor Socrate – L’homme que l’auteur appelle Socrate a réellement existé. Agé de presque cent ans, Socrate révèle une formidable jeunesse d’esprit et un humour décapant. A son contact, Dan, un sportif de haut niveau en mal de vivre, voit ses croyances complètement bouleversées.

Guidé par le vieux sorcier excentrique, Dan triomphe peu à peu de ses peurs et de ses illusions pour vivre comme un amoureux et un guerrier… pacifique.
Un grand classique du genre !
Bonne lecture 😂

DES MOTS POUR ALLER MIEUX

Il y a deux tigres en vous : l’un est triste et morose, prompt à critiquer et à voir le verre à moitié vide; l’autre est gai et enjoué, résolument optimiste, capable de rebondir sur ses échecs ou blessures pour en tirer de la force. Les deux sont sans cesse en train de se battre. Lequel va gagner ?…………… Celui que vous allez nourrir !!!
Abraham Lincoln pensait que “la plupart des gens sont heureux dans la mesure où ils se conditionnent à l’être”. Et il est vrai que le regard que nous portons sur les événements et les personnes est déterminant pour notre bien-être.
Alors, abonnez-vous à ma page facebook “Des mots pour aller mieux”  et, chaque jour, nourrissez votre tigre optimiste

Envie de lecture ? Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach

Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille “Jonathan Livingston le Goéland” de Richard Bach. C’est une magnifique fable animalière; elle nous relate l’histoire d’un Goéland qui voulait s’élever toujours plus haut. Rejeté par les siens, il n’en continue pas moins à persévérer pour réaliser son rêve. Découvrez où sa persévérance le mène et laissez vous entraîner dans son voyage initiatique. J’espère que vous aimerez : moi j’ai adoré 👌

Envie de lecture ? Le moine qui vendit sa Ferrari – Robin S. Sharma

Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous mon enthousiasme pour ce livre. Je l’ai DÉ-VO-RÉ.

Au-delà du parcours extraordinaire du personnage dont l’histoire est contée, ce bouquin nous questionne à chaque page : une invitation à voyager en soi. A (re)lire sans modération.
📚📖🔎👌

Vivre sainement : difficultés au quotidien et astuces pour les surmonter

Vivre sainement est probablement ce dont rêvent la plupart d’entre nous. Mais le quotidien et nos faiblesses nous tiennent souvent bien éloignés de cet objectif vertueux.

Alors, quand j’ai appris que le site « sans sucre s’il vous plait » organisait un événement interblogueurs sur le thème de « vivre sainement : mes difficultés au quotidien », cela m’a semblé une occasion en or de partager avec vous l’expérience que m’a apporté mon propre parcours et les quelques outils clés que j’ai adopté au quotidien pour tenter l’impossible : vivre sainement!

Mon histoire est assez banale : je suis gourmande et plutôt fainéante, ou disons « sédentaire », et j’ai toujours su que ce n’était pas bien. Alors, pendant des années, j’ai dévoré une littérature impressionnante sur le sujet à la recherche de solutions miracles, j’ai pris d’innombrables bonnes résolutions, je me suis imposé toutes sortes de plans draconiens, pour finalement être rattrapée, à chaque tentative d’améliorer mon hygiène de vie, par ma gourmandise et mon attrait tout relatif pour les activités physiques. De petites victoires en grosses déceptions, au fil des ans, j’ai pris 20kgs et me suis retrouvée avec un diabète de type 2. Ma machine s’encrassait de plus en plus, une fatigue générale s’est installée et comme je n’ai pas su réagir, j’ai fini par m’écrouler.

Pour me relever, j’ai compris qu’il fallait que j’en revienne à l’essentiel, aux fondamentaux et …. j’ai tout repris à zéro.  Avec l’aide de spécialistes, j’ai analysé mes comportements et appris à traiter ce sujet de façon plus réaliste.  Les recettes miracles ne sont que des illusions, parfois dangereuses, et nos faiblesses comme les difficultés du quotidien font partie intégrante de la vie. Il faut apprendre à les gérer plutôt que de rêver d’un idéal qui n’existe pas. Aujourd’hui, mon mode de vie n’est pas parfait, mais j’ai perdu 17 kg, j’ai une activité physique régulière, j’appris à connaître et à accepter mes faiblesses et j’ai développé quelques outils pour les gérer et surmonter mes difficultés au quotidien. Voilà ce que je voudrais partager avec vous.

Rappelons tout d’abord que vivre sainement tourne essentiellement autour de deux choses :

Pour ces deux domaines, je vais vous exposer les difficultés que je rencontre au quotidien et vous présenter les astuces que j’ai mises en place pour les gérer.

Pour manger équilibré

On a écrit tant de choses sur ce que devrait être notre alimentation que l’on finit par ne plus voir l’arbre au milieu de la forêt ! Et si l’on commençait par faire simple en se contentant de quelques principes de base qui serviront de cadre à nos choix ?

  • L’équilibre alimentaire se conçoit dans la durée, sur une semaine par exemple : il n’est pas nécessaire que chaque journée soit parfaite
  • Il faut manger de tout, en quantité raisonnable
  • Ni trop gras, ni trop sucré, ni trop salé (se rappeler que le sucre est addictif : plus on en mange, plus on en a envie…)
  • Une assiette idéale, c’est 1/4 de protéines, 1/4 de féculents et 1/2 de fruits et légumes

  • Il est important de cuisiner et de réserver les plats industriels et les aliments ultra-transformés à un usage tout à fait occasionnel.

En résumé : on peut manger de tout, mais en quantités adaptées, en privilégiant les aliments bénéfiques à notre santé (fruits, légumes, féculents, poissons…) et en limitant la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons sucrées…), salés (gâteaux apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre, crème…).

Voilà pour la théorie. Voyons maintenant les difficultés et les astuces pour y répondre.

  1. Les difficultés auxquelles je fais face 

En pratique, même si j’ai en tête les principes ci-dessus, le quotidien est parfois compliqué.  Mes principales difficultés sont les suivantes :

  • Je mange souvent n’importe quoi parce que je n’ai pas prévu mon repas (je rentre tard du boulot, je suis fatiguée et du coup, je me jette sur la première chose qui me tombe sous la main, et en général ce ne sont pas des légumes …).
  • J’ai parfois des pulsions alimentaires, des envies irrésistibles de chocolat ou de chips.
  • Je vais souvent au restaurant et je craque évidemment sur les plats les plus copieux, genre cordons bleu crème et frites, avec un dessert en prime.
  1. Mes Astuces 

  • Pour les repas au quotidien

Je prépare dorénavant un plan de menu hebdomadaire, affiché sur mon frigo.  En fait, j’ai plusieurs trames hebdomadaires déjà toutes prêtes. Pour les constituer, j’ai commencé par répertorier nos plats et aliments préférés, parce qu’il est important de manger ce que l’on aime pour que le plan tienne dans la durée. Puis je les ai répartis sur les jours et les semaines, de manière à éviter les excès et en privilégiant des aliments frais, sains et non transformés.

Je ne vise pas un programme alimentaire trop draconien, mais pour manger varié, j’essaie de faire en sorte que sur les 7 jours de la semaine, il y ait des plats de type différents :

Pour éviter le « trop sucré » (c’est ma grosse faiblesse) et le « trop gras », j’exclus, pour 3 ou 4 dîners par semaine, le sucre, les féculents, les fromages et yaourt, et bien sûr toute forme de pâtisserie/viennoiserie : je privilégie ces soirs-là les légumes et les protéines maigres. Et pour tous les autres repas de la semaine (y compris petit déjeuners et déjeuners), j’essaie simplement d’être raisonnable. Un tel programme alimentaire ne change pas fondamentalement mes habitudes de vie, mais me permet d’équilibrer ma semaine de façon plutôt satisfaisante.

Chaque plan de menu est assorti de sa liste de course, prête d’avance : cela m’évite de m’égarer dans les rayons dangereux en faisant mes courses. Récemment, je suis même passée aux achats sur le drive de mon supermarché : là plus de tentations possibles. Chez la fermière chez qui j’achète mes fruits et légumes frais, il y a moins de risques (lol).

  • pour les pulsions alimentaires

Pour contrer ces pulsions, la première chose que j’ai faite, c’est de « nettoyer » mes placards de toutes les tentations auxquelles je n’arrive pas à résister (chocolat, gâteaux de toutes sortes, pâte à tartiner, chips, cacahuètes, etc.). Je réserve ces plaisirs pour les sorties ou invitations, ou un achat vraiment occasionnel et en très petite quantité. Plus question d’avoir trois tablettes de chocolat en réserve.

Mais cette purge n’était pas suffisante. Il m’a aussi fallu comprendre mes pulsions et apprendre à les maîtriser : le chocolat – par exemple – ne disparaîtra pas de la surface de la terre et m’en priver totalement ne ferait que renforcer mes envies, me rendant encore plus vulnérable à la moindre tentation. Alors j’ai décidé d’assumer que je suis fan de chocolat et d’intégrer régulièrement dans mes menus des desserts chocolatés.  Sauf que je ne cède plus à mes envies de façon inconsidérée, mais qu’elles sont encadrées dans une alimentation globalement équilibrée.

  • pour les restaurants et invitations

Pas question de vivre comme un ermite : ma vie sociale est importante et je n’ai pas envie de me priver de ces sorties. J’ai donc appris à les gérer et comme pour mes plans de menus hebdomadaires, le mot clé de cette gestion est l’« anticipation ».

Avant d’aller au restaurant, je consulte si possible sa carte sur internet : choisir mes plats tranquillement à la maison me permet d’alléger les autres repas de la semaine en conséquence. Mes choix sont aussi plus réfléchis que pour une commande spontanée faite en arrivant au restaurant.

Si une telle anticipation est impossible, je conclus une sorte de contrat avec moi-même : ok ce soir je m’offre des profiteroles au chocolat pour le dessert, mais du coup je vais faire l’impasse sur les frites et demander des légumes à la place pour accompagner ma viande ou mon poisson.

J’avoue que le résultat n’est pas toujours garanti à 100% : parfois mes bonnes résolutions s’évaporent devant le tableau des suggestions du chef qui sont juste irrésistibles. Mais pas de panique : je suis maître de mes repas à venir et comme l’équilibre se fait sur la durée, je peux toujours rectifier le tir à postériori.

Si je suis invitée, je mange une pomme avant de partir, sachant que l’apéro est pour moi le piège le plus dangereux. Si j’arrive le ventre vide, bonjour les dégâts ! Mais pour le reste, je profite de l’invitation et fais honneur au repas : j’évite simplement de me resservir et prévois de manger léger le lendemain.

Pour bouger plus

  1. Les difficultés auxquelles je fais face

    Elles sont plutôt classiques et je suis sûre que nombre d’entre vous se reconnaîtront en elles :

    (a) le manque de temps,

    (b) le manque de motivation et

    (c) les mauvaises excuses.

  2. Les astuces

Pour me réconcilier avec l’activité physique, j’ai commencé par déculpabiliser : je ne suis pas fan de sport et c’est mon droit ! Pour vivre sainement, il n’est pas nécessaire de fréquenter les salles de sport. Bouger au quotidien c’est aussi bien : mieux vaut d’ailleurs marcher 30mn tous les jours que de s’inscrire dans un club de sport que l’on ne fréquentera qu’à l’occasion (j’en ai dépensé des sous, pour des abonnements… euh…. disons, peu rentables).

  • Pour ce qui est du manque de temps

Pour éviter que le manque de temps dans une journée surchargée ne me rattrape, j’ai pris l’habitude de marcher le matin au réveil. J’en ai fait une véritable routine matinale qui avec le temps m’est devenue quasiment indispensable :

– je me lève un peu plus tôt

– je ne m’impose aucune durée, je m’engage juste à marcher « un peu »

– me croirez-vous si je vous dis que les 30mn qui étaient mon objectif initial sont vite devenues une heure, voire plus ? Et pourtant c’est vrai. Parce que j’en ai fait un moment de plaisir qui me corresponde : moi qui adore lire et n’en ai pas trop le temps, je marche avec un casque sur les oreilles au son d’un livre audio : bingo ! Deux pierres d’un coup et question gestion du temps c’est plutôt une réussite.

  • S’agissant du manque de motivation

On se motive plus facilement pour quelque chose que l’on aime, non ? C’est ainsi que ma marche matinale est devenue plus motivante quand elle s’est transformée en moment de lecture audio. Le matin, c’est MON moment, ma bulle : je sors respirer et j’aime ça.

Pour compléter ma marche matinale, je me suis tournée vers des activités ludiques : du coup, je n’ai plus l’impression de faire du sport, mais de m’amuser. Je pratique la danse de salon, la randonnée, etc, autant d’occasions de rencontrer des amis : cela aussi, ça motive.

Enfin, le fait de suivre mes progrès entretient ma motivation. Mon astuce ? Un tableau sur lequel je note ce qui m’a fait bouger. Je ne me fixe pas d’autre objectif que celui d’avoir quelque chose à mettre dans la case journalière le plus souvent possible. En fin de semaine, je marque les résultats d’un signe : 0 à 1 case remplie, c’est un rond rouge, parce que ce n’est évidemment pas suffisant ; 2 à 3 cases, le rond devient orange, on s’améliore ; 4 à 5 cases, c’est un rond vert, pas mal du tout ; 6 à 7 cases, c’est un grand rond jaune, un soleil de grand succès. Mon tableau trône sur mon rebord de fenêtre, je le vois tous les jours, et il me rappelle mes objectifs et mes succès.

  • Quant aux mauvaises excuses

Ma marche matinale est mise en péril chaque fois qu’il pleut : évidemment, je ne sors pas ! Ah la bonne excuse ! Et bien non : j’ai investi dans un tapis de marche, idéal pour les jours de mauvais temps. Le plaisir « lecture audio » reste le même, donc pas de raison de ne pas chausser mes baskets ! L’astuce, c’est de prendre conscience de ses « mauvaises excuses » et d’y chercher une parade. 

Pour conclure, je voudrais souligner que, selon mon expérience, il existe quelques principes de base fondamentaux pour mettre en place un mode de vie sain.

Il ne faut pas chercher à révolutionner son mode de vie : On a souvent tendance à se fixer un objectif idéal, mais qui est tellement éloigné de notre mode de vie actuel, qu’il est juste illusoire de penser pouvoir s’y conformer à long terme. J’ai découvert que de petites choses peuvent aussi produire avec le temps de grands effets.

Il faut être indulgent avec soi-même et patient : Adopter un mode de vie plus sain demande d’instaurer de nouvelles habitudes et ce n’est pas du jour au lendemain que cela pourra se faire. Il faut se donner le temps de changer pas à pas. Le parcours sera semé d’embûches et de rechutes. C’est un fait objectif et incontournable. Cependant, un raté sur le parcours n’est pas une défaite, c’est juste un pas de plus vers l’ancrage de la nouvelle habitude. Donc pas la peine de vous flageller (Voir mon article sur changer une mauvaise habitude).

Enfin, pour un résultat durable, il faut apprendre à redresser la barre lorsqu’il le faut : La vie n’est pas un long fleuve tranquille et, même si les choses nous semblent bien acquises, des circonstances vont inévitablement se présenter pour nous faire quitter « le droit chemin ». Une fois les nouvelles habitudes prises, il faut donc mettre en place des moyens pour garder le cap, pour être conscient des tentations auxquelles nous cédons, pour pouvoir redresser la barre au plus vite.  Mais le jeu en vaut la chandelle, non ?

Je suis sûre que vous avez, vous aussi, plein de trucs et astuces pour une meilleure hygiène de vie. N’hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous. Vos questions seront également les bienvenues.

Bonne route vers une vie plus saine, mais qui vous corresponde vraiment.

« Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin ».

Swami Vivekananda / Raja-Yoga

 

 

[1] Voir aussi mon article 5 incontournables pour avoir une vie plus saine

3 livres pour (re)prendre sa vie en main

par Lina C. Roberts

______________________________________________________

J’aime lire. La lecture fait partie intégrante de ma vie depuis ma plus tendre enfance. Ma bibliothèque compte aujourd’hui plus de 1500 ouvrages de toutes sortes (romans policiers, fictions sur fond historique, ouvrages sociologiques ou politiques etc). Mais une catégorie particulière d’ouvrages occupe une place privilégiée dans ma bibliothèque : celle des livres de développement personnel.

J’ai déjà traité de l’importance de lire « inspirant » (voir mon article  Lisez “inspirant” ou comment un livre peut changer votre vie), car je crois sincèrement que ce genre de lecture peut profondément influencer votre vie, en ce qu’elle modifie votre regard sur les événements et sur vous-même. Parfois même, certains livres se présentent à vous juste au bon moment pour (ré)orienter  votre chemin de vie. Ce fut sans l’ombre d’un doute le cas pour moi.

Aujourd’hui, dans le cadre de l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie”, organisé par le blog Des Livres pour changer de vie (1), je voudrais recommander à tous ceux qui souhaitent prendre ou reprendre leur vie en main la lecture des trois ouvrages ci-dessous. Ils ont joué un rôle décisif dans mon parcours et j’espère qu’ils pourront vous apporter autant qu’ils m’ont apporté.

1 – VOULOIR C’EST POUVOIR par Raymond Hull

ou quand la porte s’ouvre sur 
le développement personnel

Ce livre m’a été offert par quelqu’un qui m’est très proche alors que j’avais à peine 23 ans, toute la vie devant moi et pas vraiment d’idée très claire de ce que j’en attendais. Je me laissais à vrai dire plutôt porter par les événements. La vie m’avait jusqu’alors été plutôt clémente, je ne manquais de rien et je ne me posais pas trop de questions. Ce livre m’a tout d’abord démontré à quel point il fallait que je m’en pose, des questions ! Et surtout il m’a appris à devenir l’architecte de ma vie et a initié en moi une quête qui ne m’a plus quittée.

Ce livre propose un véritable parcours, constitué d’exercices pratiques, pour mieux se connaître, se fixer des objectifs et les atteindre. Il démontre surtout que nous devons agir, prendre nos destinées en main, aller de l’avant, oser. C’est un véritable condensé de motivation.

Certes, au premier abord, la méthode peut paraître simpliste, avec ses invitations à écrire, à vous répéter certaines choses un peu comme des mantras. Mais ne vous laissez pas tromper par cette apparence scolaire. Si vous acceptez de jouer le jeu, d’en suivre les règles sans trop vous poser de questions, vous serez surpris de tout ce que vous découvrirez

2 – CONVERSATIONS CRUCIALES par Paterson, Grenny, Mc Millan et Switzler

ou quand la lumière se fait sur les relations humaines et nos propres faiblesse en communication

Se connaître, être au clair avec ses priorités et ses objectifs, et être actif pour les poursuivre peut sans aucun doute vous changer la vie. Mais vous ne vivez pas sur une île déserte (ou bien ?), et la deuxième clé pour une vie plus harmonieuse et satisfaisante se trouve incontestablement dans nos relations avec autrui. Dans ce registre, on peut bien sûr citer l’incontournable « comment se faire des amis » de Dale Carnegie (une bible en la matière). Mais pour ma part, j’ai trouvé de véritables trésors dans « Conversations cruciales », parce ce que l’ouvrage n’apporte pas seulement des outils pour mieux comprendre les autres et mieux communiquer avec eux ; mais il attire également notre attention sur nos propres filtres déformants et sur comment les déjouer. A lire et relire sans modération !

3 – TROIS AMIS EN QUÊTE DE SAGESSE par Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard
ou quand le besoin de spiritualité 
se fait sentir

Le monde d’aujourd’hui a tendance à glorifier l’action, l’ambition, la réussite. C’est bien, car rien n’est pire que de passer sa vie à subir les choses. Mais tout comme le yin complète le yang, l’action doit être complétée par un peu de spiritualité pour que se crée un équilibre à long terme.  J’ai longtemps omis cet aspect, toute accaparée que j’étais par l’action. Eh bien, j’ai fini par …. passez-moi l’expression …. me casser la figure. Nos modes de vie ne nous laissent guère le temps de nous soucier de ces questions et ce n’est pas pour rien qu’on parle tant de burnout, d’épuisement psychologique, de dépression… Alors n’attendez pas de vous effondrer : réservez dans vos agendas un peu de temps pour l’inaction, la réflexion, la méditation, ne serait-ce que quelques minutes.

Le livre que je vous propose est un bon outil pour cela. Sur un ton de conversation, un moine, un philosophe, un psychiatre y abordent une foule de questions propices à la réflexion et à la méditation : nos aspirations, nos émotions, l’écoute véritable, la souffrance, l’intolérance, l’altruisme, la simplicité, la culpabilité, le pardon, la liberté, etc.….  Sur chaque thème, les auteurs apportent non seulement leur point de vue, mais aussi leur expérience et leurs conseils pratiques. Il peut se lire d’une traite, mais aussi se picorer au gré des questions et de votre appétit pour certaines d’entre elles plus que pour d’autres.

Voilà donc mes trois « piliers » de lecture pour agir, interagir et réfléchir.

Pour conclure : oui, je crois sincèrement que nos lectures influencent nos vies. Je pense même qu’elles peuvent en être un puissant moteur. Alors lisez et choisissez bien vos lectures ! Il s’agit au fond d’une habitude d’hygiène de vie qui nous est au moins aussi nécessaire et bénéfique qu’une alimentation saine ou la pratique d’une activité physique : prendre soin de son esprit comme on prend soin de son corps.

Et vous, quelles sont vos livres de chevet  ? Vous pouvez m’en parler en laissant un commentaire ci-dessous. Et si vous souhaitez aller encore plus loin pour (re)prendre le contrôle de votre vie, accompagnez-moi, c’est ici que le voyage commence.

(1)J’apprécie beaucoup ce blog et vous le recommande vivement. A titre d’exemple, mon article préféré est celui-ci.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à me transmettre vos commentaires ci-dessous.

 

Les 3 portes de la sagesse

Un jeune Prince rencontra un Vieux Sage. – Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince. – Je vais te donner quelques indications.  Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Ne cherche pas à t’en détourner. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Sur la première porte on pouvait lire : “Change le Monde.”C’est bien mon intention, pensa le Prince, car certaines choses ne me conviennent pas. Et il entama son premier combat : Se confronter au monde. Il commença à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui ne l’est pas. – C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à la seconde porte. On pouvait y lire : “Change les Autres.”– C’est bien mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie mais aussi de douleur et d’amertume. Il chercha à infléchir le caractère de ses semblables et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Puis il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, ils n’en sont que le révélateur car c’est en moi que prennent racine toutes les choses. – Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi même. Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant la troisième porte où figuraient ces mots : ”Change-toi toi-même.”Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts. Il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances. Le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a, en nous, des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. Mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? J’ai envie de cesser le combat, de lâcher prise. – C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait : “Accepte-toi toi-même.”Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. – Quand on combat, on devient aveugle se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons qu’il avait rejetés. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement. – C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut : “Accepte les Autres.”Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées.  Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. – Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier. – J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement – C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. 

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut : “Accepte le Monde. “Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose.  C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. En réalité le monde, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement. – C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince… Et le Vieil Homme disparut.

Auteur:  Charles Brulhart - source: www.metafora.ch