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Envie de lecture ? Le premier jour de ma nouvelle vie-Marie-Laure Cuzacq


Vous cherchez un moyen ludique de travailler à votre développement personnel ? En voici un : lisez “Le premier jour de ma nouvelle vie” de Marie-Laure Cuzacq. C’est un roman, avec une héroïne attachante et pleine d’humour, mais c’est aussi votre coach si vous le souhaitez : un roman-coach. Aha, mais qu’est-ce donc que ça ?

Voyons d’abord de quoi nous parle ce roman.

Voici le résumé présenté par l’éditeur de sa biographie :
” Un mari aimant, deux enfants magnifiques, un travail : alors qu’elle pensait que c’était ça, le bonheur, Fanny se rend compte qu’il manque malgré tout quelque chose à sa vie. Dépassée par les exigences du quotidien, la jeune femme réalise qu’elle n’est pas heureuse. Une drôle de rencontre va bouleverser son existence. Et si ce qui manquait à Fanny, c’était l’estime d’elle-même ? Bien décidée à changer, elle se heurte à l’incompréhension de son entourage. Parviendra-t-elle à écrire un nouveau chapitre de son existence sans y laisser trop de plumes ?”

Pourquoi est-ce un “roman-coach” ?

 Parce que ce livre se présente en deux parties. Il se lit d’abord comme un roman ordinaire, mais ensuite l’auteure propose au lecteur de s’impliquer à travers une série d’exercices et de conseils pratiques inspirés de ceux qui ponctuent le parcours de Fanny, l’héroïne. Une manière d’entamer le changement pour celles et ceux qui le souhaitent !


Quelques mots sur l’auteure


Tout comme l’héroïne de son roman, Marie-Laure Cuzacq voit sa vie changer suite à une rencontre fortuite. Alors qu’elle est confrontée au manque de communication et aux difficultés relationnelles au sein du monde du travail, elle décide en 2009 de devenir formatrice en management et en communication. Attirée depuis toujours par l’écriture autant que par la psychologie, elle est l’auteure de nombreux ouvrages consacrés au développement personnel. Le premier jour de ma nouvelle vie est son premier roman.

Question du jour : Enfant, que vouliez-vous faire plus tard ?

La quatrième pétale de notre fleur du questionnement est celle de NOS ASPIRATIONS. Elle se cache souvent derrière les autres et du coup, hélas, nous n’y prêtons pas toute l’attention qu’elle mérite !

Certains ont la chance d’avoir une passion évidente, une vocation, un chemin de vie qui leur semble évident. Mais pour la plupart d’entre nous, il n’est pas si facile de voir clair en nous sur ce que nous souhaitons vraiment. Notre réflexion est tellement parasitée – et depuis si longtemps – par les aspirations des autres, les codes de réussite sociaux, les publicités qui nous « vendent » des envies qui ne sont au fond pas vraiment les nôtres ? Alors comment se repérer dans tout ça ?

A mon avis, il faut commencer par revenir aux sources et se demander:

ENFANT, QU’EST-CE QUE JE VOULAIS FAIRE PLUS TARD ?

Dans nos jeux d’enfants se sont souvent révélés nos compétences innées; c’est un âge de la vie où on laisse encore nos envies s’exprimer sans filtre. Alors si vous étiez tellement à l’aise dans tel ou tel jeu, demandez vous pourquoi ?

De plus, refaire le chemin à l’envers nous permet de retrouver les détours, les croisements, tous ces vécus qui nous ont amenés là où nous sommes aujourd’hui. 

Allez faire un tour dans votre enfance et voyez où cela vous mènera : vous (re)découvrirez peut-être avec surprise des envies, et peut-être même des vocations, que vous avez fait taire trop longtemps.

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NB : Cette question s’intègre dans un vaste processus d’introspection destiné à vous permettre de garder les rennes de votre existence et de maintenir l’harmonie entre qui vous êtes, ce à quoi vous aspirez, ce que vous faites et ce qui vous entoure.  Découvrez tous les détails dans « La fleur du questionnement » et retrouvez-moi dans cette rubrique tous les jeudis, pour n’en rater aucun épisode.

Défi de la semaine : Visualiser et décrire sa vie dans 5 ans

Lorsque vous conduisez en voiture, à vélo, ou même lorsque vous marchez, que regardez-vous ? Vous regardez loin devant vous, les yeux levés vers l’horizon. Pourquoi ? Parce que si vous ne fixez que ce qu’il y a juste devant vos pieds, votre capot ou votre roue, sans jamais lever les yeux…. eh bien…. passez-moi l’expression, mais vous allez vous casser la figure !

Dans la gestion de votre vie, c’est exactement la même chose. Si vous persistez à garder la tête dans le guidon, vous allez droit dans le mur ! Croyez-moi, je sais de quoi je parle ! (Allez jeter un oeil ici et vous verrez comment je me suis plantée). Et si vous n’avez pas encore rencontré “votre mur”, vous connaissez peut-être ce sentiment diffus de tourner en rond, de rater des choses importantes, avec une sourde insatisfaction qui grandit en vous.

Si là tout de suite je vous demande : “où voulez-vous être dans 5 ans ?” Saurez-vous me répondre spontanément ? Vous avez peut-être une vague idée, ou bien l’un ou l’autre grand “rêve”. Mais serez-vous vraiment capable de me décrire, dans tous ses aspects, la vie idéale que vous souhaiteriez avoir dans 5 ans ? Si comme moi, vous éprouvez une petite (ou même grande) gêne devant cette question, ce défi est fait pour vous.

Ne serait-il pas plus agréable d’avancer dans la vie en sachant vraiment ce que vous en attendez, ce à côté de quoi vous ne voulez pas passer, quelles sont vos vraies priorités ?

Alors prenez le temps de réfléchir vraiment à cette question et visualisez en détail la vie que vous voudriez avoir dans 5 ans. Et ne vous contentez pas d’en rêver, écrivez-le noir sur blanc, avec tous les détails que vous pourrez !

Je sais, l’exercice n’est pas simple. Alors laissez-moi vous suggérer une méthode :

  • prenez une feuille de papier ou un petit carnet que vous allez laisser bien en évidence, à un endroit où vous passez souvent. Si cela peut vous aider, inscrivez dessus, en grosses lettres : “DANS CINQ ANS…” ;
  • chaque fois qu’une idée vous viendra cette semaine à ce sujet, notez-la sur votre feuille ou dans votre carnet. Ne censurez rien. Laissez sortir ce qui remonte en vous ;
  • tous les jours, trouvez quelques minutes pour vous isoler, fermer les yeux et penser à votre vie dans 5 ans; endormez-vous en pensant à cette question. Là aussi, laissez venir toutes les images, toutes les sensations, puis notez-les ;
  • à la fin de la semaine, relisez tout ce que vous avez noté “en vrac” et cette fois, comme à l’école lorsqu’on vous demandait d’écrire une rédaction, racontez cette belle histoire, votre vie dans 5 ans, décrivez-la en détail, prenez-y du plaisir, autorisez-vous le succès et l’abondance, pointez sur ce qui vous est indispensable, ceux qui vous sont indispensables, dans ce tableau que vous êtes en train de peindre ;
  • Ce petit texte (allez, 10 lignes au minimum, ce n’est rien 10 lignes, même si vous écrivez petit), ce sera le marqueur d’un défi relevé.

Lorsque votre “rédaction” sera terminée, surtout gardez la précieusement et relisez-là souvent. Car ce que vous aurez fait là, en réalité, c’est déjà le premier pas vers cette vie dont vous rêvez. À partir de là, vous pourrez vous fixer des objectifs précis et concrets, à court et moyen terme, prendre des décisions éclairées, apprendre à dire non à ce qui n’a pas sa place dans votre tableau….. Mais tout ça, c’est une autre histoire et nous y reviendrons bien sûr, dans d’autres défis.

Envie de lecture ? C’est une choses étrange à la fin que le monde – Jean d’Ormesson

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter “C’est une chose étrange à la fin que le monde” de Jean d’Ormesson.

Dans ce livre, Jean d’Ormesson s’interroge sur le mystère de nos destinées et esquisse le roman de la vie, de l’Histoire, de l’idée de Dieu. Il nous parle avec simplicité et gaieté et nous propose quelques recettes d’espérance et de bonheur.

Quelques extraits pour vous mettre en appétit :

Un beau matin de juillet, je me suis demandé d’où nous venions, où nous allions et ce que nous faisions sur cette terre ? Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ?
(…)
Je doute de Dieu parce que j’y crois ; je crois en Dieu, parce que je doute ; je doute de Dieu
(…)
J’espère qu’il y a quelque chose après la mort quelque chose dont je ne sais rien ; J’espère qu’il y a hors du temps une puissance que par approximation et pour plus de simplicité nous pouvons appeler Dieu. Je n’ai pas d’autre foi que cette folle espérance. Exprimée ou tacite, cette folle espérance me porte depuis toujours.

En fait, je n’ai pas lu, mais écouté ce livre en audio livre : Jean d’Ormesson m’a accompagné pendant de longues promenades dans la nature. Je me suis laissée bercer et il m’a emportée bien plus loin que je ne l’aurais imaginé ! Vous aussi, laissez-vous embarquer !

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Kim Mc Millen

Question du jour : Qui sont ceux qui vous connaissent le mieux ?

À quoi nous renvoie la troisième pétale de notre fleur du questionnement ?

À NOS RELATIONS. Avoir une vie sociale et familiale équilibrée est un élément clé du bonheur. Et pour cela, il est important de bien s’entourer. Nous croisons bien des gens, tous les jours, mais à qui accordons-nous le peu de temps dont nous disposons ?  Pour y voir plus clair, demandez-vous :

QUI SONT CEUX QUI ME CONNAISSENT LE MIEUX ?

Il est probable que ce sont ces personnes qui vous sont le plus proches, avec lesquelles vous pouvez être totalement vous-même, qui vous encouragent, vous tirent vers le haut. Elles devraient être au centre de votre vie. Le sont-elles effectivement ? Peut-être que vous pourriez leur accorder plus de temps : votre vie en serait sans aucune doute améliorée. Qu’en pensez-vous ?

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NB : Cette question s’intègre dans un vaste processus d’introspection destiné à vous permettre de garder les rennes de votre existence et de maintenir l’harmonie entre qui vous êtes, ce à quoi vous aspirez, ce que vous faites et ce qui vous entoure.  Découvrez tous les détails dans « La fleur du questionnement » et retrouvez-moi dans cette rubrique tous les jeudis, pour n’en rater aucun épisode.

Défi de la semaine : un geste simple pour une routine matinale aux multiples effets

Dans le défi de la semaine dernière, nous avons entrepris de chasser les voleurs de temps. A l’heure qu’il est, vous devriez en avoir au moins un derrière les barreaux, non ? Pas encore ? Ne lâchez rien, vous allez y arriver! Et même si votre principal voleur de temps est hors d’état de nuire, ne fermez pas la chasse ! Il y a sûrement d’autres voleurs autour de vous, et si non, soyez certains qu’il s’en présentera régulièrement des nouveaux : alors gardez l’oeil ouvert !

Pour l’instant, le deuxième défi que je voudrais vous proposer cette année concerne votre santé. Il s’agira de boire un verre d’eau tous les matins au réveil et de faire de ce geste une nouvelle routine dans votre quotidien !

Pourquoi ce défi ?

Eh bien, vous savez peut-être déjà que l’eau représente 65 % du poids d’un adulte, qu’elle est indispensable à nos fonctions vitales et que le premier signe d’alarme est la sensation de soif. Mais saviez-vous aussi que lorsque la soif se manifeste, il est trop tard et que la déshydratation est déjà installée ?

Il n’est donc pas étonnant que nous soyons si nombreux à souffrir de déshydratation. Selon le site “waterlogic” https://www.waterlogic.fr/blog/infographie-la-france-deshydratee/, en France, 75% de la population serait déshydratée ! C’est énorme non ? Et les conséquences de la déshydratation sur notre santé sont nombreuses, comme l’illustre leur infographie reproduite ci-dessous !

Voilà pourquoi il est si important de combattre la déshydratation et de boire sans soif, régulièrement. Alors pourquoi ne pas commencer dès le réveil ? Moi, en tous cas, c’est sûr, je fais partie des 75% de déshydratés ! Alors, je vais être la première à relever le défi de cette semaine !

Comment relever ce défi concrètement ?

Tout d’abord, il est important que l’eau ne soit pas trop froide, mais plutôt à température ambiante, voire tiède. Pour le reste, il suffit d’y penser. On peut par exemple préparer son eau la veille pour l’avoir tout prête sur sa table de chevet. Au réveil, on ouvre les yeux et hop, il n’y a plus qu’à saisir son verre.

Et pour un effet encore meilleur sur votre santé, vous pouvez y ajouter le jus d’un 1/2 citron pressé. Les vertus de la combinaison eau tiède + jus de citron sont nombreuses. En voici quelques-unes :

  • la vitamine C du jus de citron va booster vos défenses immunitaires,
  • le potassium qu’il contient va stimuler votre cerveau,
  • le citron a en outre des vertus diurétiques et va donc aider à éliminer les toxines,
  • l’eau tiède, quant à elle, va stimuler l’appareil digestif,
  • sans oublier que la vitamine C est bonne pour la peau (c’est pas pour rien que tant de produits cosmétiques en contiennent).

Tout cela vous semble un peu simple, trop simple peut-être ? Vous ne vous sentez pas suffisamment challengé ? Alors là, mes p’tits loups, ne vous réjouissez pas trop vite ! D’abord, laissez-moi vous préciser une chose. Il ne s’agit pas simplement de tenir 7 jours à boire un verre d’eau tous les matins, mais vraiment d’inscrire cette routine matinale de façon durable dans votre quotidien. En ajoutant encore quelques verres d’eau ou tasses de thé tout au long de la journée, vous pourrez sans problèmes vous faire admettre dans le cercle fermé des 25% qui ne souffrent PAS de déshydratation 🙂

Alors, convaincus ? Vous allez relever le défi avec moi ?

Envie de lecture ? « le pouvoir du moment présent » par Eckhart Tollé


Nous passons notre vie à regretter « hier » et anticiper « demain ». Pourtant un seul instant existe vraiment, c’est maintenant. Et ce « maintenant » est terriblement puissant !
Tel est le message de ce best-seller du maître spirituel Eckhart Tollé, « le pouvoir du moment présent ».
Voilà le résumé présenté par l’éditeur de sa biographie :
Le pouvoir du moment présent est probablement l’un des livres les plus importants de notre époque. Son enseignement simple et néanmoins profond a aidé des millions de gens à travers le monde à trouver la paix intérieure et à se sentir plus épanouis dans leur vie. Au coeur de cet enseignement se trouve la transformation de la conscience : en vivant dans l’instant présent, nous transcendons notre ego et accédons à ” un état de grâce, de légèreté et de bien-être “. Ce livre a le pouvoir de métamorphoser votre vie par une expérience unique.

Je vous invite aussi à lire mon article “les 5 clés pour se reconnecter au moment présent

5 clés pour se reconnecter à l’instant présent

Comment vivre en pleine conscience et pourquoi se (re)connecter au moment présent ?

On dit que les gens heureux sont des gens qui vivent dans le moment présent ; que seul l’instant présent est une réalité puisque le passé n’est déjà plus et que le futur n’existe pas encore ; qu’il faut apprécier ce qui est en train de se passer ici et maintenant, en profiter, mettre de la valeur dessus.

Mais dans ce cas, pourquoi le faisons-nous si peu !? Observez vos pensées et vous constaterez qu’elles vous emmènent en permanence soit dans l’analyse de ce s’est déjà produit, parfois avec une charge émotionnelle importante, soit dans la planification du futur, avec des échéances à tenir, des craintes peut-être aussi. Or, le passé est déformé par nos émotions et le futur par notre imagination. Et « l’instant présent », cette goutte de temps éphémère et précieuse, notre réalité, nous la traversons le plus souvent sans même y penser, en « pilotage automatique ».

Détachés de notre réalité, de cet instant présent si précieux, nous en subissons de multiples conséquences : stress bien sûr, mais aussi dépression à force de ruminer le passé et de ressasser les regrets, angoisses à s’inventer des peurs liées à notre futur, croyances limitantes qui nous font perdre confiance en nous, difficultés de concentration, troubles du sommeil (eh oui, cela nous poursuit même la nuit), etc.….

Nous ne pouvons pas exister uniquement dans le présent, bien sûr ! Nous avons besoin de nous référer à notre passé. Nous y puisons notre expérience, notre force, notre inspiration; et nous avons tout autant besoin rêver notre futur, pour avoir une chance de le réaliser. Les trois dimensions temporelles dans lesquelles notre esprit sait voyager nous sont toutes les trois indispensables. C’est juste une question d’équilibre. Mais dans notre vie à 100 à l’heure, il faut bien l’avouer, les moments où nous sommes dans la dimension du présent sont de plus en plus rares.

Est-ce que ce ne serait pas génial de pouvoir, de temps en temps, faire taire le bruit incessant des pensées qui s’agitent dans votre tête, de (re)devenir observateur du présent, sans les filtres déformant des émotions générées par vos expériences passées et vos craintes pour le futur ? Que ressentiriez-vous si vous pouviez enfin savourer tranquillement tous ces petits moments de bonheur que le quotidien distille et auxquels nous ne prêtons plus aucune attention ? Un beau lever de soleil, un repas avec vos proches, la douce sensation du soleil sur vos joues … ?

Mais comment faire pour couper le « pilotage automatique » ?

Vivre dans le présent, c’est avant tout être attentif, pleinement attaché, à ce qui vous entoure et à ce que vous faites, vivez et ressentez, là, maintenant, tout de suite. C’est l’attention qui est la clé pour couper le pilotage automatique !

En étant attentif, vous serez enfin réceptifs aux petits bonheurs du quotidien. L’attention vous permettra aussi de percevoir à nouveau vos propres besoins, le plus souvent réprimés, et ce que votre corps essaie de vous dire. Dans le burnout, par exemple, il est courant d’entendre les personnes touchées témoigner que ça leur est « tombé dessus » brutalement, alors qu’il y a bien sûr de nombreux signes avant-coureurs, qui se manifestent pendant des mois, parfois des années avant que la personne ne s’effondre, mais qui restent totalement ignorés. En revanche, les personnes qui ont appris à être un peu plus attentive dans leur quotidien sont non seulement plus heureuses mais aussi moins sujette à la dépression, aux angoisses ou au stress, ont un meilleur système immunitaire et de meilleures capacités de concentration. Sans oublier que l’attention peut avoir un effet antidouleur et même curateur (voir la méthode AORA développée par le Docteur Bodin)

Voici les cinq clés pour développer son attention à l’instant présent  

  • RESPIRER

Prendre le temps de respirer, c’est la base de tout et le seul moyen d’être centré sur soi-même, équilibré. Le souffle, c’est la vie, et toutes les disciplines soulignent l’importance de la respiration : la médiation, le yoga, les arts martiaux, les sports en général … Son importance se perçoit aussi dans ce que j’appellerai « les souffles réflexes », comme par exemple le soupir ou le bâillement. La science a montré que le soupir est un mécanisme biologique qui rétablit un équilibre respiratoire perturbé (par une émotion vive par exemple). Il va faire entrer de l’air dans les parties profondes de nos poumons et les empêcher de se rétracter lorsqu’ils ne sont pas assez gonflés. Et pourquoi donc ne sont-ils pas assez gonflés ?! Parce que nous ne prenons pas le temps de respirer à fond ! Nous soupirons environ 1 fois toutes les 5 minutes[1], sans même nous en rendre compte. Édifiant, non ?

  • DÉVELOPPER LA CONSCIENCE DES PETITS DÉTAILS

En mode “pilotage automatique”, nous sommes totalement déconnectés de notre environnement. Ne vous est-il jamais arrivé en voiture de vous tromper d’itinéraire parce que vous avez automatiquement emprunté la route que vous prenez quotidiennement pour aller à un autre endroit ? Et là tout de suite, sauriez-vous me dire sans réfléchir quels bruits vous entendez autour de vous, quelle odeur flotte dans la pièce où vous vous trouvez ? Se rebrancher à ce que nos sens sont en train de percevoir, là tout de suite, regarder les choses avec un niveau de conscience plus élevé, chercher les détails au-delà du regard banal, est un excellent moyen de revenir dans l’instant présent.

  • METTRE LE FOCUS SUR LES SENSATIONS DU CORPS

Dans le prolongement du point précédent, il s’agit ici de prendre conscience des sensations que vous éprouvez dans votre corps : le contact du sol sous vos pas, la sensation du vent dans vos cheveux et sur votre visage, la petite raideur dans la nuque parce que vous êtes restés immobile trop longtemps, etc… En mettant le focus sur toutes ces sensations que vous transmettent les terminaisons nerveuses de votre corps, en les observant avec attention, même si elles sont inconfortables, vous serez forcément bien dans le présent !

  • RALENTIR

Nos rythmes de vie modernes nous poussent à faire les choses de plus en plus rapidement. On mange trop vite, on roule trop vite, on écourte nos nuits, le moindre de nos geste finit par se faire en accéléré. Observez-vous : vous verrez que c’est vrai. Alors pour retrouver la respiration, la conscience des petits détails, les sensations du corps, il faut avant tout RA-LEN-TIR (voir Ralentir pour réussir de David Bernard)

  • LUTTER CONTRE L’IMPATIENCE D’OBTENIR CE QU’ON VOUDRAIT ET DÉVELOPPER LA GRATITUDE POUR CE QU’ON A DÉJÀ

L’impatience, c’est l’illusion que demain sera mieux qu’aujourd’hui. Et cette impatience détourne notre esprit de l’instant présent au profit du « rêve » d’un demain meilleur. On se dit qu’on sera heureux quand…. au lieu d’être heureux maintenant. Or l’instant présent offre tant des choses à apprécier !Pratiquer la gratitude, c’est surtout en prendre conscience. S’efforcer d’être reconnaissant dans sa vie quotidienne vous fera apprécier le présent. Vous ne renoncerez pas pour autant à vos projets pour demain, mais vous apprendrez à attendre leur réalisation avec sérénité. C’est juste une question d’angle de perception.

Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais comment faire concrètement pour mettre ces principes en pratique ?

Eh bien, il faut y aller petit à petit. Et pour commencer, je vais vous proposer deux petites choses que vous pourrez mettre en place tout de suite, dès aujourd’hui :

1° Réservez-vous 2 minutes tous les matins (oui seulement 120 petites secondes) pour un exercice quotidien d’entraînement :

Comme pour un entraînement physique que l’on pratique régulièrement afin de développer ses capacités musculaires, vous allez développer votre capacité à être dans le moment présent, sans vous laisser distraire, ni faire plusieurs choses à la fois. Pour cela, vous allez vous entraîner à vous concentrer sur votre respiration.

Choisissez un endroit tranquille où vous ne serez pas dérangé et asseyez-vous confortablement (mais pas ne vous allongez pas, vous risqueriez de vous mettre à somnoler). Une fois bien installé(e), ressentez ce qui se passe en vous ; observez quels sont les endroits où vous ressentez votre respiration, dans les narines, dans la gorge, dans le thorax qui se lève et s’abaisse, jusque dans le ventre. Concentrez-vous sur l’endroit où vous la ressentez le mieux et efforcez-vous – pendant 1 à 3 cycles de respiration – de percevoir votre souffle en pleine conscience, de garder votre concentration sur la respiration. Je vous parlerai dans un prochain article des bienfaits de la cohérence cardiaque, une pratique de respiration particulièrement efficace. Mais pour l’instant, contentez-vous de respirer calmement, par exemple en inspirant sur 5 temps et en expirant sur le même nombre de temps. Vous verrez que cet exercice vous ramène immédiatement dans l’instant présent.

Vous pensez peut-être que tout cela est très banal, mais vous verrez que ce n’est pas si facile et que cela demande bien un petit entraînement. En effet, vous allez vous apercevoir qu’en pratiquant cet exercice, vous allez tout à coup entendre et ressentir tout un tas de choses, comme par exemple le bruit de la rue dont vous prendrez subitement conscience. Il y aura aussi toutes ces petites pensées qui vont essayer de détourner votre attention, pour vous rappeler ce coup de fil à passer tout à l’heure, cette tâche importante à ne surtout pas oublier, etc. Lorsque ces pensées surgissent, ne vous braquez pas, n’essayez pas de « faire le vide », laissez-les simplement passer et recentrez votre concentration sur votre respiration.

Si vous faites cet exercice régulièrement, vous serez de plus en plus attentif dans votre quotidien et en situation de stress, vous saurez comment faire pour vous recentrer sur vous-même, retrouver votre calme et votre concentration.

Instaurez une petite routine pour vous rappeler régulièrement dans votre journée de revenir dans le présent, lorsque vous en êtes distrait

Dans le rythme effréné de nos journées, nous n’avons pas toujours conscience à quel point nous nous détachons du présent et de notre environnement. Aussi, je vous suggère de mettre en place une astuce pour vous y ramener. Vous allez voir, ce n’est pas compliqué. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un appareil doté d’une minuterie (aucune excuse : il y en a sur tous les smartphones).

Il vous suffira de régler votre minuterie sur une durée de votre choix (une heure, plus, moins, peu importe) et d’activer l’alarme. Le son de cette alarme va vous « réveiller » et vous inviter à reprendre contact avec le moment présent. A ce moment-là, prenez conscience de ce que vous étiez en train de faire, prenez quelques longues inspirations, levez-vous et faites quelques pas en vous concentrant sur ce que vous voyez, entendez, ressentez.

Faites cet exercice rapidement, pas plus de 2-3 minutes : cela ne doit pas devenir une contrainte. Mais renouvelez-le à intervalles réguliers. Vous verrez que l’air de rien, le fait de « réveiller » votre conscience régulièrement tout au long de la journée vous apportera de nombreux bienfaits (détente, meilleure concentration, satisfaction de rester en pleine conscience) et bientôt vous ne pourrez plus vous en passer.

Voilà deux exercices qui vont vous mettre « le pied à l’étrier » pour une vie plus « en conscience », davantage ancrée dans le présent. Mais ne vous arrêtez pas là. Le quotidien vous offre plein d’occasions de mettre en pratique les principes que je vous ai présentés dans cet article. Faites une petite balade autour votre pâté de maisons et sentez le vent sur vos joues, le sol sous vos pas, l’odeur de ce buisson fleuri au bord du chemin, souriez aux personnes que vous croisez, respirez en prêtant attention à votre souffle… Le matin au réveil, plutôt que de sauter du lit et de vous jeter dans l’action, offrez-vous quelques petites minutes pour vous étirer dans votre lit, fenêtre ouverte, fermez les yeux et écouter les bruits qui vous parviennent du dehors, observez ce que vous ressentez dans votre corps….

En fait, n’importe quand au cours de la journée, appuyez sur “pause” et……  regardez autour de vous, écoutez, laissez passer vos pensées parasites pour vous concentrer sur votre respiration et sur ce que vous livrent tous vos sens en éveil. Pas besoin de beaucoup de temps pour cela, mais cet “arrêt sur image” vaut vraiment le coup.

Vous avez aimé cet article ? Vous avez appliqué ces exercices ? Après quelques temps vous avez peut-être déjà ressenti quelques changements en vous ou dans votre quotidien ? Mais peut-être avez-vous aussi rencontré certaines difficultés ? Vous connaissez d’autres exercices qui marchent bien ? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous. J’ai hâte de lire ce que vous pourrez partager avec nous !

[1] Étude publiée par la revue Nature : The peptidergic control circuit for sighing. P Li, WA. Janczewski, K. Yackle, K. Kam, S Pagliardini, MA. Krasnow et JL. Feldman, Nature 2016

Question du jour : Dans quel domaine de votre vie stagnez-vous ?

Pour continuer à effeuiller notre fleur du questionnement, je vous propose aujourd’hui la pétale de NOS ACTIONS. Et quoi de plus parlant en la matière que nos inactions !

Vous avez relevé un domaine ou un projet qui ne progresse plus depuis quelques temps, dans lequel vous avez l’impression de tourner en rond ? En creusant pour analyser les raisons de ce « point mort », vous allez découvrir beaucoup de choses sur vous-même. Le domaine touché est un premier indice : est-il oublié au profit des autres et avez-vous besoin de rééquilibrer votre vie ? Si vous ne progressez-pas, est-ce parce qu’il y a des obstacles extérieurs ? Vos objectifs sont-ils suffisamment clairs ? Êtes-vous certain(e) que ces objectifs correspondent toujours à ce que vous voulez vraiment ? A chacune de ces situations, il existe des parades, des moyens de remettre « la machine en route ». Mais vous ne les trouverez que si vous allez au bout de toutes ces questions.