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DES MOTS POUR ALLER MIEUX

Il y a deux tigres en vous : l’un est triste et morose, prompt à critiquer et à voir le verre à moitié vide; l’autre est gai et enjoué, résolument optimiste, capable de rebondir sur ses échecs ou blessures pour en tirer de la force. Les deux sont sans cesse en train de se battre. Lequel va gagner ?…………… Celui que vous allez nourrir !!!
Abraham Lincoln pensait que “la plupart des gens sont heureux dans la mesure où ils se conditionnent à l’être”. Et il est vrai que le regard que nous portons sur les événements et les personnes est déterminant pour notre bien-être.
Alors, abonnez-vous à ma page facebook “Des mots pour aller mieux”  et, chaque jour, nourrissez votre tigre optimiste

Envie de lecture ? Jonathan Livingston le Goéland – Richard Bach

Si vous ne connaissez pas encore, je vous conseille “Jonathan Livingston le Goéland” de Richard Bach. C’est une magnifique fable animalière; elle nous relate l’histoire d’un Goéland qui voulait s’élever toujours plus haut. Rejeté par les siens, il n’en continue pas moins à persévérer pour réaliser son rêve. Découvrez où sa persévérance le mène et laissez vous entraîner dans son voyage initiatique. J’espère que vous aimerez : moi j’ai adoré 👌

Envie de lecture ? Le moine qui vendit sa Ferrari – Robin S. Sharma

Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous mon enthousiasme pour ce livre. Je l’ai DÉ-VO-RÉ.

Au-delà du parcours extraordinaire du personnage dont l’histoire est contée, ce bouquin nous questionne à chaque page : une invitation à voyager en soi. A (re)lire sans modération.
📚📖🔎👌

Vivre sainement : difficultés au quotidien et astuces pour les surmonter

Vivre sainement est probablement ce dont rêvent la plupart d’entre nous. Mais le quotidien et nos faiblesses nous tiennent souvent bien éloignés de cet objectif vertueux.

Alors, quand j’ai appris que le site « sans sucre s’il vous plait » organisait un événement interblogueurs sur le thème de « vivre sainement : mes difficultés au quotidien », cela m’a semblé une occasion en or de partager avec vous l’expérience que m’a apporté mon propre parcours et les quelques outils clés que j’ai adopté au quotidien pour tenter l’impossible : vivre sainement!

Mon histoire est assez banale : je suis gourmande et plutôt fainéante, ou disons « sédentaire », et j’ai toujours su que ce n’était pas bien. Alors, pendant des années, j’ai dévoré une littérature impressionnante sur le sujet à la recherche de solutions miracles, j’ai pris d’innombrables bonnes résolutions, je me suis imposé toutes sortes de plans draconiens, pour finalement être rattrapée, à chaque tentative d’améliorer mon hygiène de vie, par ma gourmandise et mon attrait tout relatif pour les activités physiques. De petites victoires en grosses déceptions, au fil des ans, j’ai pris 20kgs et me suis retrouvée avec un diabète de type 2. Ma machine s’encrassait de plus en plus, une fatigue générale s’est installée et comme je n’ai pas su réagir, j’ai fini par m’écrouler.

Pour me relever, j’ai compris qu’il fallait que j’en revienne à l’essentiel, aux fondamentaux et …. j’ai tout repris à zéro.  Avec l’aide de spécialistes, j’ai analysé mes comportements et appris à traiter ce sujet de façon plus réaliste.  Les recettes miracles ne sont que des illusions, parfois dangereuses, et nos faiblesses comme les difficultés du quotidien font partie intégrante de la vie. Il faut apprendre à les gérer plutôt que de rêver d’un idéal qui n’existe pas. Aujourd’hui, mon mode de vie n’est pas parfait, mais j’ai perdu 17 kg, j’ai une activité physique régulière, j’appris à connaître et à accepter mes faiblesses et j’ai développé quelques outils pour les gérer et surmonter mes difficultés au quotidien. Voilà ce que je voudrais partager avec vous.

Rappelons tout d’abord que vivre sainement tourne essentiellement autour de deux choses :

Pour ces deux domaines, je vais vous exposer les difficultés que je rencontre au quotidien et vous présenter les astuces que j’ai mises en place pour les gérer.

Pour manger équilibré

On a écrit tant de choses sur ce que devrait être notre alimentation que l’on finit par ne plus voir l’arbre au milieu de la forêt ! Et si l’on commençait par faire simple en se contentant de quelques principes de base qui serviront de cadre à nos choix ?

  • L’équilibre alimentaire se conçoit dans la durée, sur une semaine par exemple : il n’est pas nécessaire que chaque journée soit parfaite
  • Il faut manger de tout, en quantité raisonnable
  • Ni trop gras, ni trop sucré, ni trop salé (se rappeler que le sucre est addictif : plus on en mange, plus on en a envie…)
  • Une assiette idéale, c’est 1/4 de protéines, 1/4 de féculents et 1/2 de fruits et légumes

  • Il est important de cuisiner et de réserver les plats industriels et les aliments ultra-transformés à un usage tout à fait occasionnel.

En résumé : on peut manger de tout, mais en quantités adaptées, en privilégiant les aliments bénéfiques à notre santé (fruits, légumes, féculents, poissons…) et en limitant la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons sucrées…), salés (gâteaux apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre, crème…).

Voilà pour la théorie. Voyons maintenant les difficultés et les astuces pour y répondre.

  1. Les difficultés auxquelles je fais face 

En pratique, même si j’ai en tête les principes ci-dessus, le quotidien est parfois compliqué.  Mes principales difficultés sont les suivantes :

  • Je mange souvent n’importe quoi parce que je n’ai pas prévu mon repas (je rentre tard du boulot, je suis fatiguée et du coup, je me jette sur la première chose qui me tombe sous la main, et en général ce ne sont pas des légumes …).
  • J’ai parfois des pulsions alimentaires, des envies irrésistibles de chocolat ou de chips.
  • Je vais souvent au restaurant et je craque évidemment sur les plats les plus copieux, genre cordons bleu crème et frites, avec un dessert en prime.
  1. Mes Astuces 

  • Pour les repas au quotidien

Je prépare dorénavant un plan de menu hebdomadaire, affiché sur mon frigo.  En fait, j’ai plusieurs trames hebdomadaires déjà toutes prêtes. Pour les constituer, j’ai commencé par répertorier nos plats et aliments préférés, parce qu’il est important de manger ce que l’on aime pour que le plan tienne dans la durée. Puis je les ai répartis sur les jours et les semaines, de manière à éviter les excès et en privilégiant des aliments frais, sains et non transformés.

Je ne vise pas un programme alimentaire trop draconien, mais pour manger varié, j’essaie de faire en sorte que sur les 7 jours de la semaine, il y ait des plats de type différents :

Pour éviter le « trop sucré » (c’est ma grosse faiblesse) et le « trop gras », j’exclus, pour 3 ou 4 dîners par semaine, le sucre, les féculents, les fromages et yaourt, et bien sûr toute forme de pâtisserie/viennoiserie : je privilégie ces soirs-là les légumes et les protéines maigres. Et pour tous les autres repas de la semaine (y compris petit déjeuners et déjeuners), j’essaie simplement d’être raisonnable. Un tel programme alimentaire ne change pas fondamentalement mes habitudes de vie, mais me permet d’équilibrer ma semaine de façon plutôt satisfaisante.

Chaque plan de menu est assorti de sa liste de course, prête d’avance : cela m’évite de m’égarer dans les rayons dangereux en faisant mes courses. Récemment, je suis même passée aux achats sur le drive de mon supermarché : là plus de tentations possibles. Chez la fermière chez qui j’achète mes fruits et légumes frais, il y a moins de risques (lol).

  • pour les pulsions alimentaires

Pour contrer ces pulsions, la première chose que j’ai faite, c’est de « nettoyer » mes placards de toutes les tentations auxquelles je n’arrive pas à résister (chocolat, gâteaux de toutes sortes, pâte à tartiner, chips, cacahuètes, etc.). Je réserve ces plaisirs pour les sorties ou invitations, ou un achat vraiment occasionnel et en très petite quantité. Plus question d’avoir trois tablettes de chocolat en réserve.

Mais cette purge n’était pas suffisante. Il m’a aussi fallu comprendre mes pulsions et apprendre à les maîtriser : le chocolat – par exemple – ne disparaîtra pas de la surface de la terre et m’en priver totalement ne ferait que renforcer mes envies, me rendant encore plus vulnérable à la moindre tentation. Alors j’ai décidé d’assumer que je suis fan de chocolat et d’intégrer régulièrement dans mes menus des desserts chocolatés.  Sauf que je ne cède plus à mes envies de façon inconsidérée, mais qu’elles sont encadrées dans une alimentation globalement équilibrée.

  • pour les restaurants et invitations

Pas question de vivre comme un ermite : ma vie sociale est importante et je n’ai pas envie de me priver de ces sorties. J’ai donc appris à les gérer et comme pour mes plans de menus hebdomadaires, le mot clé de cette gestion est l’« anticipation ».

Avant d’aller au restaurant, je consulte si possible sa carte sur internet : choisir mes plats tranquillement à la maison me permet d’alléger les autres repas de la semaine en conséquence. Mes choix sont aussi plus réfléchis que pour une commande spontanée faite en arrivant au restaurant.

Si une telle anticipation est impossible, je conclus une sorte de contrat avec moi-même : ok ce soir je m’offre des profiteroles au chocolat pour le dessert, mais du coup je vais faire l’impasse sur les frites et demander des légumes à la place pour accompagner ma viande ou mon poisson.

J’avoue que le résultat n’est pas toujours garanti à 100% : parfois mes bonnes résolutions s’évaporent devant le tableau des suggestions du chef qui sont juste irrésistibles. Mais pas de panique : je suis maître de mes repas à venir et comme l’équilibre se fait sur la durée, je peux toujours rectifier le tir à postériori.

Si je suis invitée, je mange une pomme avant de partir, sachant que l’apéro est pour moi le piège le plus dangereux. Si j’arrive le ventre vide, bonjour les dégâts ! Mais pour le reste, je profite de l’invitation et fais honneur au repas : j’évite simplement de me resservir et prévois de manger léger le lendemain.

Pour bouger plus

  1. Les difficultés auxquelles je fais face

    Elles sont plutôt classiques et je suis sûre que nombre d’entre vous se reconnaîtront en elles :

    (a) le manque de temps,

    (b) le manque de motivation et

    (c) les mauvaises excuses.

  2. Les astuces

Pour me réconcilier avec l’activité physique, j’ai commencé par déculpabiliser : je ne suis pas fan de sport et c’est mon droit ! Pour vivre sainement, il n’est pas nécessaire de fréquenter les salles de sport. Bouger au quotidien c’est aussi bien : mieux vaut d’ailleurs marcher 30mn tous les jours que de s’inscrire dans un club de sport que l’on ne fréquentera qu’à l’occasion (j’en ai dépensé des sous, pour des abonnements… euh…. disons, peu rentables).

  • Pour ce qui est du manque de temps

Pour éviter que le manque de temps dans une journée surchargée ne me rattrape, j’ai pris l’habitude de marcher le matin au réveil. J’en ai fait une véritable routine matinale qui avec le temps m’est devenue quasiment indispensable :

– je me lève un peu plus tôt

– je ne m’impose aucune durée, je m’engage juste à marcher « un peu »

– me croirez-vous si je vous dis que les 30mn qui étaient mon objectif initial sont vite devenues une heure, voire plus ? Et pourtant c’est vrai. Parce que j’en ai fait un moment de plaisir qui me corresponde : moi qui adore lire et n’en ai pas trop le temps, je marche avec un casque sur les oreilles au son d’un livre audio : bingo ! Deux pierres d’un coup et question gestion du temps c’est plutôt une réussite.

  • S’agissant du manque de motivation

On se motive plus facilement pour quelque chose que l’on aime, non ? C’est ainsi que ma marche matinale est devenue plus motivante quand elle s’est transformée en moment de lecture audio. Le matin, c’est MON moment, ma bulle : je sors respirer et j’aime ça.

Pour compléter ma marche matinale, je me suis tournée vers des activités ludiques : du coup, je n’ai plus l’impression de faire du sport, mais de m’amuser. Je pratique la danse de salon, la randonnée, etc, autant d’occasions de rencontrer des amis : cela aussi, ça motive.

Enfin, le fait de suivre mes progrès entretient ma motivation. Mon astuce ? Un tableau sur lequel je note ce qui m’a fait bouger. Je ne me fixe pas d’autre objectif que celui d’avoir quelque chose à mettre dans la case journalière le plus souvent possible. En fin de semaine, je marque les résultats d’un signe : 0 à 1 case remplie, c’est un rond rouge, parce que ce n’est évidemment pas suffisant ; 2 à 3 cases, le rond devient orange, on s’améliore ; 4 à 5 cases, c’est un rond vert, pas mal du tout ; 6 à 7 cases, c’est un grand rond jaune, un soleil de grand succès. Mon tableau trône sur mon rebord de fenêtre, je le vois tous les jours, et il me rappelle mes objectifs et mes succès.

  • Quant aux mauvaises excuses

Ma marche matinale est mise en péril chaque fois qu’il pleut : évidemment, je ne sors pas ! Ah la bonne excuse ! Et bien non : j’ai investi dans un tapis de marche, idéal pour les jours de mauvais temps. Le plaisir « lecture audio » reste le même, donc pas de raison de ne pas chausser mes baskets ! L’astuce, c’est de prendre conscience de ses « mauvaises excuses » et d’y chercher une parade. 

Pour conclure, je voudrais souligner que, selon mon expérience, il existe quelques principes de base fondamentaux pour mettre en place un mode de vie sain.

Il ne faut pas chercher à révolutionner son mode de vie : On a souvent tendance à se fixer un objectif idéal, mais qui est tellement éloigné de notre mode de vie actuel, qu’il est juste illusoire de penser pouvoir s’y conformer à long terme. J’ai découvert que de petites choses peuvent aussi produire avec le temps de grands effets.

Il faut être indulgent avec soi-même et patient : Adopter un mode de vie plus sain demande d’instaurer de nouvelles habitudes et ce n’est pas du jour au lendemain que cela pourra se faire. Il faut se donner le temps de changer pas à pas. Le parcours sera semé d’embûches et de rechutes. C’est un fait objectif et incontournable. Cependant, un raté sur le parcours n’est pas une défaite, c’est juste un pas de plus vers l’ancrage de la nouvelle habitude. Donc pas la peine de vous flageller (Voir mon article sur changer une mauvaise habitude).

Enfin, pour un résultat durable, il faut apprendre à redresser la barre lorsqu’il le faut : La vie n’est pas un long fleuve tranquille et, même si les choses nous semblent bien acquises, des circonstances vont inévitablement se présenter pour nous faire quitter « le droit chemin ». Une fois les nouvelles habitudes prises, il faut donc mettre en place des moyens pour garder le cap, pour être conscient des tentations auxquelles nous cédons, pour pouvoir redresser la barre au plus vite.  Mais le jeu en vaut la chandelle, non ?

Je suis sûre que vous avez, vous aussi, plein de trucs et astuces pour une meilleure hygiène de vie. N’hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous. Vos questions seront également les bienvenues.

Bonne route vers une vie plus saine, mais qui vous corresponde vraiment.

« Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin ».

Swami Vivekananda / Raja-Yoga

 

 

[1] Voir aussi mon article 5 incontournables pour avoir une vie plus saine

3 livres pour (re)prendre sa vie en main

par Lina C. Roberts

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J’aime lire. La lecture fait partie intégrante de ma vie depuis ma plus tendre enfance. Ma bibliothèque compte aujourd’hui plus de 1500 ouvrages de toutes sortes (romans policiers, fictions sur fond historique, ouvrages sociologiques ou politiques etc). Mais une catégorie particulière d’ouvrages occupe une place privilégiée dans ma bibliothèque : celle des livres de développement personnel.

J’ai déjà traité de l’importance de lire « inspirant » (voir mon article  Lisez “inspirant” ou comment un livre peut changer votre vie), car je crois sincèrement que ce genre de lecture peut profondément influencer votre vie, en ce qu’elle modifie votre regard sur les événements et sur vous-même. Parfois même, certains livres se présentent à vous juste au bon moment pour (ré)orienter  votre chemin de vie. Ce fut sans l’ombre d’un doute le cas pour moi.

Aujourd’hui, dans le cadre de l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie”, organisé par le blog Des Livres pour changer de vie (1), je voudrais recommander à tous ceux qui souhaitent prendre ou reprendre leur vie en main la lecture des trois ouvrages ci-dessous. Ils ont joué un rôle décisif dans mon parcours et j’espère qu’ils pourront vous apporter autant qu’ils m’ont apporté.

1 – VOULOIR C’EST POUVOIR par Raymond Hull

ou quand la porte s’ouvre sur 
le développement personnel

Ce livre m’a été offert par quelqu’un qui m’est très proche alors que j’avais à peine 23 ans, toute la vie devant moi et pas vraiment d’idée très claire de ce que j’en attendais. Je me laissais à vrai dire plutôt porter par les événements. La vie m’avait jusqu’alors été plutôt clémente, je ne manquais de rien et je ne me posais pas trop de questions. Ce livre m’a tout d’abord démontré à quel point il fallait que je m’en pose, des questions ! Et surtout il m’a appris à devenir l’architecte de ma vie et a initié en moi une quête qui ne m’a plus quittée.

Ce livre propose un véritable parcours, constitué d’exercices pratiques, pour mieux se connaître, se fixer des objectifs et les atteindre. Il démontre surtout que nous devons agir, prendre nos destinées en main, aller de l’avant, oser. C’est un véritable condensé de motivation.

Certes, au premier abord, la méthode peut paraître simpliste, avec ses invitations à écrire, à vous répéter certaines choses un peu comme des mantras. Mais ne vous laissez pas tromper par cette apparence scolaire. Si vous acceptez de jouer le jeu, d’en suivre les règles sans trop vous poser de questions, vous serez surpris de tout ce que vous découvrirez

2 – CONVERSATIONS CRUCIALES par Paterson, Grenny, Mc Millan et Switzler

ou quand la lumière se fait sur les relations humaines et nos propres faiblesse en communication

Se connaître, être au clair avec ses priorités et ses objectifs, et être actif pour les poursuivre peut sans aucun doute vous changer la vie. Mais vous ne vivez pas sur une île déserte (ou bien ?), et la deuxième clé pour une vie plus harmonieuse et satisfaisante se trouve incontestablement dans nos relations avec autrui. Dans ce registre, on peut bien sûr citer l’incontournable « comment se faire des amis » de Dale Carnegie (une bible en la matière). Mais pour ma part, j’ai trouvé de véritables trésors dans « Conversations cruciales », parce ce que l’ouvrage n’apporte pas seulement des outils pour mieux comprendre les autres et mieux communiquer avec eux ; mais il attire également notre attention sur nos propres filtres déformants et sur comment les déjouer. A lire et relire sans modération !

3 – TROIS AMIS EN QUÊTE DE SAGESSE par Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard
ou quand le besoin de spiritualité 
se fait sentir

Le monde d’aujourd’hui a tendance à glorifier l’action, l’ambition, la réussite. C’est bien, car rien n’est pire que de passer sa vie à subir les choses. Mais tout comme le yin complète le yang, l’action doit être complétée par un peu de spiritualité pour que se crée un équilibre à long terme.  J’ai longtemps omis cet aspect, toute accaparée que j’étais par l’action. Eh bien, j’ai fini par …. passez-moi l’expression …. me casser la figure. Nos modes de vie ne nous laissent guère le temps de nous soucier de ces questions et ce n’est pas pour rien qu’on parle tant de burnout, d’épuisement psychologique, de dépression… Alors n’attendez pas de vous effondrer : réservez dans vos agendas un peu de temps pour l’inaction, la réflexion, la méditation, ne serait-ce que quelques minutes.

Le livre que je vous propose est un bon outil pour cela. Sur un ton de conversation, un moine, un philosophe, un psychiatre y abordent une foule de questions propices à la réflexion et à la méditation : nos aspirations, nos émotions, l’écoute véritable, la souffrance, l’intolérance, l’altruisme, la simplicité, la culpabilité, le pardon, la liberté, etc.….  Sur chaque thème, les auteurs apportent non seulement leur point de vue, mais aussi leur expérience et leurs conseils pratiques. Il peut se lire d’une traite, mais aussi se picorer au gré des questions et de votre appétit pour certaines d’entre elles plus que pour d’autres.

Voilà donc mes trois « piliers » de lecture pour agir, interagir et réfléchir.

Pour conclure : oui, je crois sincèrement que nos lectures influencent nos vies. Je pense même qu’elles peuvent en être un puissant moteur. Alors lisez et choisissez bien vos lectures ! Il s’agit au fond d’une habitude d’hygiène de vie qui nous est au moins aussi nécessaire et bénéfique qu’une alimentation saine ou la pratique d’une activité physique : prendre soin de son esprit comme on prend soin de son corps.

Et vous, quelles sont vos livres de chevet  ? Vous pouvez m’en parler en laissant un commentaire ci-dessous. Et si vous souhaitez aller encore plus loin pour (re)prendre le contrôle de votre vie, accompagnez-moi, c’est ici que le voyage commence.

(1)J’apprécie beaucoup ce blog et vous le recommande vivement. A titre d’exemple, mon article préféré est celui-ci.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à me transmettre vos commentaires ci-dessous.

 

Les 3 portes de la sagesse

Un jeune Prince rencontra un Vieux Sage. – Éclaire-moi sur le Chemin de la Vie, demanda le Prince. – Je vais te donner quelques indications.  Sur ta route, tu trouveras trois portes. Lis les préceptes inscrits sur chacune d’elles. Ne cherche pas à t’en détourner. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi. Le Vieux Sage disparut et le Prince s’engagea sur le Chemin de la Vie.

Sur la première porte on pouvait lire : “Change le Monde.”C’est bien mon intention, pensa le Prince, car certaines choses ne me conviennent pas. Et il entama son premier combat : Se confronter au monde. Il commença à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui ne l’est pas. – C’est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise. Et il disparut.

Peu après, le Prince se trouva face à la seconde porte. On pouvait y lire : “Change les Autres.”– C’est bien mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie mais aussi de douleur et d’amertume. Il chercha à infléchir le caractère de ses semblables et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Puis il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, ils n’en sont que le révélateur car c’est en moi que prennent racine toutes les choses. – Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu’ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi même. Et le Vieil Homme disparut.

Peu après, le Prince arriva devant la troisième porte où figuraient ces mots : ”Change-toi toi-même.”Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c’est bien ce qui me reste à faire, se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts. Il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances. Le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, qu’il y a, en nous, des choses qu’on peut améliorer, d’autres qui nous résistent et qu’on n’arrive pas à briser. Mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? J’ai envie de cesser le combat, de lâcher prise. – C’est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d’aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru. Et il disparut.

Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s’aperçut qu’elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait : “Accepte-toi toi-même.”Le Prince s’étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu’il avait franchi la porte la première fois, dans l’autre sens. – Quand on combat, on devient aveugle se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons qu’il avait rejetés. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s’aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c’est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J’ai appris à m’accepter moi-même, totalement. – C’est bien, dit le Vieil Homme, c’est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte.

À peine arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut : “Accepte les Autres.”Tout autour de lui il reconnut les personnes qu’il avait côtoyées dans sa vie. Celles qu’il avait aimées et celles qu’il avait détestées.  Celles qu’il avait soutenues et celles qu’il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l’avait tellement gêné et contre quoi il s’était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. – Qu’as-tu appris sur le chemin ? demanda ce dernier. – J’ai appris, répondit le Prince, qu’en étant en accord avec moi-même, je n’avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d’eux. J’ai appris à accepter et à aimer les autres totalement – C’est bien, dit le Vieux Sage. C’est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. 

Arrivé de l’autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut : “Accepte le Monde. “Curieux, se dit-il, que je n’aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu’il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l’éclat et la beauté de toute chose.  C’était pourtant le même monde qu’autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : – Qu’as-tu appris sur le chemin ? – J’ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. En réalité le monde, n’est ni triste ni gai. Il est là, il existe, c’est tout. Ce n’était pas le monde qui me troublait, mais l’idée que je m’en faisais. J’ai appris à l’accepter sans le juger, totalement. – C’est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi même, avec les autres et avec le Monde.

Un profond sentiment de Paix, de Sérénité, de Plénitude envahit le Prince… Et le Vieil Homme disparut.

Auteur:  Charles Brulhart - source: www.metafora.ch 

La télévision et l’ordinateur, oui mais…… 3 conseils pour gérer votre addiction

Êtes-vous comme moi de ceux qui le soir, en rentrant du boulot, ont la fâcheuse tendance à s’écrouler devant la télévision ? C’est vrai que c’est cool de se détendre devant une bonne petite série, presque jouissif après une dure journée de travail. Mais un jour, j’ai tout de même fait le calcul et là, j’ai bien cru tomber de ma chaise : à raison de 3 heures le soir (les infos et un petit film) et quelques heures de plus le week-end (ben oui, on se couche plus tard, et puis il y a les jours de pluie…), et bien cela fait rapidement 20 à 30 heures, voire plus. Bref, un mi-temps, ou bien 3 à 4 jours de travail, ou bien la lecture d’un bon gros roman, ou 10 parties de bowling, ou 10 bons restos entre amis, ou 400 à 600 kms à vélo sans forcer, ou….. Et je ne vous parle pas des heures passée à surfer (je devrais plutôt dire “à me noyer”) sur internet !

Est-ce vraiment ce que nous voulons ? 

Il ne s’agit pas de bannir la télévision de nos salons, ni de résilier notre abonnement à internet : ils nous offrent une formidable fenêtre sur le monde, dont on aurait bien tort de se priver. Mais comme pour beaucoup de chose dans nos vies, il s’agit de l’aborder en pleine conscience, ce qui pour moi était loin d’être le cas…

Alors comment faire ?

  1. Privilégier la qualité et planifier. Depuis que je consacre quelques minutes chaque semaine à étudier le programme télé, ma consommation a bien changé. En pratique, je recherche et coche sur le programme, les émissions et films qui m’attirent vraiment. Est-ce que cette série policière que j’ingurgite toutes les semaines sans y réfléchir vaut vraiment la peine d’y consacrer 2 heures ? En revanche, cette pépite qui passe sur la chaîne X en pleine après-midi (pendant qu’on bosse) ou bien à 23h55, pourquoi ne pas l’enregistrer ? L’approche est sensiblement la même pour internet : j’essaie de me fixer un objectif clair et de m’y tenir. Cela dit, je m’octroie aussi des moments pour surfer sans arrières pensées, mais je m’assure qu’ils soient bien encadrés (dans les transports en commun, dans la salle d’attente d’un médecin….).
  2. Bannir une fois pour toute le “oui, mais de toute façon, y’a rien d’autre à faire ce soir”. Si rien ne vous tente réellement sur le programme TV, surtout ne cédez pas à l’émission “par défaut”! Votre temps vaut mieux que ça. C’est peut-être le moment de dégainer la pépite que vous avez enregistrée pour les jours de vache maigre. Mais il y a aussi ce petit truc fantastique qui s’appelle le bouton “off”: si, si, je vous assure, un peu de musique douce en fond, un bon roman, et la détente sera tout autant au rendez-vous. Et ça fonctionne aussi pour l’ordinateur ou la tablette, promis !
  3. Prévoir une activité régulière certains soirs. Rien de tel pour casser le fameux métro-boulot-télé-dodo. Pour ma part, j’ai trouvé mon salut dans la danse de salon : une fois par semaine, avec mon mari, nous rejoignons une bande d’amis dans un club. Non seulement, ce soir-là la télé et l’ordi se reposent, mais en prime nous sommes devenus les rois du tango (enfin presque) et nous avons multiplié les occasions de sorties sympas pour les week-end. A vous de trouver votre graal : une activité suffisamment ludique et à votre image pour que votre démarche puisse vraiment s’inscrire dans la durée. Et même s’il peut parfois sembler difficile de se bouger après une journée de travail, une fois qu’on y est, c’est tellement bon !

Vous avez d’autres astuces ? N’hésitez pas à les partager avec nous dans les commentaires ci-dessous.

Lisez “inspirant” ou comment un livre peut changer la vie

Je venais d’avoir 23 ans. Je poursuivais mes études avec succès mais je ne savais pas trop ce que j’allais faire de mon diplôme. Plutôt optimiste de nature, j’avançais dans la vie sans trop me poser de questions. Tout allait bien et pourtant, quelque part au fond de moi, grandissait une sourde insatisfaction, sur laquelle je ne parvenais pas à mettre de mots.

Et puis un jour, un proche m’a mis entre les mains un livre intitulé “Vouloir, c’est pouvoir“. Le titre faisait écho à mon optimisme, alors je me suis laissée tenter. J’ai entamé ma lecture sans vraiment savoir à quoi m’attendre. J’étais loin, très loin d’imaginer l’impact que cette lecture allait avoir sur ma vie. Mais lorsque j’ai tourné la dernière page, je savais déjà que rien ne serait plus pareil désormais: je n’allais plus naviguer à vue dans mon existence, je pouvais en devenir l’acteur, et faire de la route qui s’ouvrait devant moi un enrichissement constant. Je venais de découvrir le “développement personnel“.

Bien des années se sont écoulées depuis et ma bibliothèque s’est enrichie de nombreux ouvrages de développement personnel. Mais “Vouloir, c’est pouvoir” continue d’occuper sur mes étagères une place privilégiée, car la seule vue de sa couverture me rappelle non seulement d’où je viens, mais aussi tout ce que la vie m’a appris sur ce sujet, tout au long de mon parcours.

Durant les premières années suivant ma “découverte”, j’ai appliqué soigneusement les principes que j’avais appris et ceux que je continuais de découvrir au fil de mes lectures. Je me fixais des objectifs, je faisais des bilans réguliers, je pratiquais la visualisation, la relaxation, je continuais de me former etc… J’en constatais chaque jour les bienfaits, je sentais combien mes lectures me galvanisaient. Je cherchais immédiatement à tester les méthodes proposées et bien des succès dans mon existence (réussite d’examens, embauche sur des postes convoités, harmonie dans ma vie personnelle…) sont le fruit de démarches actives et conscientes suscitées par mes lectures de développement personnel.

Mais…..   Avec le temps, ma vigilance s’est affaiblie. J’avais lu tant de choses, que je pensais parfaitement maîtriser ma vie. Je me sentais forte. De mes lectures, je transformais de moins en moins de choses en actions concrètes dans ma vie. Oh, j’avais déjà testé tant de choses. Et puis le temps me manquait et je gardais précieusement les ouvrages, que j’avais tout de même annotés, pour y revenir – du moins je le pensais – ultérieurement. Bien sûr, je n’en fis rien. Pire : peu à peu, j’ai espacé mes lectures de développement personnel.  J’ai fini par manquer aussi mes rendez-vous avec moi-même, j’ai consacré moins de temps à réfléchir à mes objectifs,  et j’ai parfois complètement oublié de dresser mes bilans annuels – lesquels étaient pourtant devenus une véritable institution sur mon agenda.

Résultat ? Sans m’en rendre compte, j’ai lâché les rênes de ma vie et j’ai commencé à subir les événements plutôt que de les provoquer. Il s’en est suivi plusieurs années plutôt mitigées, des périodes de déprime, un malaise latent tout au fond de moi. J’ai fini par me reprendre, au prix de quelques leçons bien sonnées que m’a infligées la Vie. De nouveaux ouvrages ont rejoint ma bibliothèque  (le premier d’entre eux étant “comment se remettre d’un burn-out“….). Je me suis remise à ….. avancer.

Bref, vous l’aurez sans doute compris : mon parcours depuis ma lecture de “vouloir c’est pouvoir” n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a cependant été extrêmement formateur. Alors, permettez-moi de partager avec vous les 4 leçons principales que j’en ai retenues.

  1. Le développement personnel est une nécessité. L’immobilité n’existe pas, rien n’est statique en ce monde : soit on progresse, soit on régresse. A chaque instant, il nous appartient de choisir la direction que nous voulons suivre. Le  développement peut prendre diverses formes. La lecture d’ouvrages inspirants en est une particulièrement efficace.
  2. Lire ne suffit pas, il faut agir et consentir à l’effort. Nous sommes par nature souvent plutôt paresseux et bien des bonnes méthodes restent lettre morte dans nos bibliothèques. C’est pourtant dommage, car l’effort bien orienté est gratifiant et nous entraîne dans un cercle vertueux qui nous fait grandir.
  3. Rien n’est jamais acquis. La nature même du développement personnel est de ne jamais être terminé, jusqu’à notre dernier souffle. C’est aussi un jardin qu’il faut entretenir, faute de quoi la mauvaise herbe a vite fait de proliférer, sans qu’on s’en aperçoive.
  4. Il n’est jamais trop tard. Si l’on s’écarte de la voie progressiste, pour quelque raison que ce soit, il est toujours possible de redresser la barre. La vie n’est pas rancunière, bien au contraire.

Moralité : Lisez, lisez, lisez. Soyez curieux et testez. Offrez-vous du temps pour votre développement personnel : m’investir totalement dans mon travail en délaissant mon développement personnel m’a pour un temps procuré beaucoup de satisfaction, mais cela ne dure pas et avec le recul, je me suis aperçue qu’il y a plus à perdre qu’à gagner à se priver de ce temps pour soi.

Ah! Encore une chose : si lire vous paraît difficile, si vous avez du mal à arriver au bout de vos bouquins, essayez donc les audio-livres : pour ma part, j’adore partir marcher dans la campagne, mon casque sur les oreilles : la vue porte loin, la nature est belle, et les mots que j’entends résonnent encore mieux en moi ….

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Cessez de vous dévaloriser et réveillez votre potentiel !

             

Cette petite voix dans votre tête qui vous dit : “tu n’y arriveras pas”, “t’es trop nul”, “c’est trop bien pour toi”…. Cela vous rappelle quelque chose ? Et oui, nous la connaissons tous, cette petite voix, mais la bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas obligés de l’écouter ! 

Regardons de plus près comment cela fonctionne et  d’où vient cette petite voix intérieure.  En réalité, le schéma est assez simple : notre petite voix intérieure traduit notre réaction émotionnelle à une situation factuelle. Nous interprétons la réalité à la lumière d’un référentiel de valeurs et de critères qui nous sont propres et qui proviennent de notre éducation, de notre vécu, de notre caractère, de l’influence négative de certaines personnes de notre entourage etc. En d’autres termes, nous nous « racontons des histoires », le plus souvent sans nous en rendre compte. Et si nous ne les contrôlons pas, ces histoires que nous gardons en nous, vont générer encore et encore les mêmes réactions, malheureusement le plus souvent négatives.  Cela fonctionne un peu comme une sorte de « disque rayé » dans notre inconscient, qui nous répète toujours et encore la même « histoire » : vous êtes nul, vous n’y arriverez pas, vous êtes mauvais, vous échouerez, vous êtes moins bien que X ou Y etc. Ainsi, notre petite voix intérieure nous conduit à nous dévaloriser, à cesser de croire en nous, à perdre confiance, à “laisser tomber”, parfois même à déprimer….

STOP ! Puisque ce sont nos « nos disques rayés » qui provoquent ces réactions répétitives, et bien, brisons-les et enregistrons de nouveaux disques, positifs et motivants ! Le principe est simple : si nous contrôlons nos « histoires », elles ne pourront plus nous contrôler. Et voici 3 étapes pour y parvenir :

Première étape – Prenez conscience de votre émotion dévalorisante et décryptez-la

Avant tout, il faut prendre conscience de cette réaction négative et décrypter « l’histoire » qui se cache derrière elle, le cheminement de pensée qui vous y a amené :  à quel moment et dans quelles circonstances survient cette réaction, qu’est-ce qui la déclenche, quels mots utilisez-vous pour vous dévaloriser, etc.  Les affirmations négatives qui vous viennent à l’esprit dans ce questionnement,  ce sont elles qu’il va falloir « déprogrammer ». Notez-les soigneusement !

Pour mieux comprendre vos « histoires », sachez qu’elles ne viennent pas de rien. Les analyser ne sera pas chose facile et cette réflexion vous confrontera parfois à une expérience vécue dans le passé, que vous n’avez peut-être pas tout à fait digérée, à des messages enregistrés dans votre enfance ou que l’on vous martèle encore aujourd’hui. Il peut aussi s’agir d’une sorte de mécanisme de protection que vous avez inconsciemment mis en place : cette histoire, gravée sur un disque rayé, vous dédouane peut-être de responsabilités que vous n’avez pas envie de prendre, vous fournit un motif de ne pas agir, vous donne bonne conscience pour un comportement qui en fait ne correspond pas à vos valeurs profondes… C’est un vrai travail d’introspection qu’il vous faut entreprendre pour bien cerner le terrain sur lequel vous allez ensuite travailler.

Deuxième étape – Distinguez l’émotionnel et le factuel, et revenez aux faits

Une fois que vous aurez identifié ce qui se passe dans votre tête, vous devrez objectivement remettre en question vos affirmations négatives ou, le cas échéant, les messages négatifs que vous recevez et qui ont tendance à vous influencer. Les démonter – pièce par pièce – en les confrontant aux faits objectifs. Rappelez-vous que l’humain a une fâcheuse tendance à coller des étiquettes « jamais » et « toujours » sur des évènements ponctuels. Alors listez les faits que vous pouvez rattacher à ces affirmations négatives, objectivement : les exemples et les contre-exemples. Il y a fort à parier que vous trouverez de quoi rééquilibrer la balance. En tout état de cause, creusez la question avec toutes les couches de « pourquoi » qui seront nécessaires. Et voyez où cela vous conduit.

Sachez aussi distinguer les faits négatifs et votre personne. Si vous avez subi un échec, ce n’est pas vous qui êtes un échec !! Là encore les « pourquoi » vous aideront à sortir de la zone d’ombre. Il vous faudra peut-être agir pour cela (refaire, recommencer, apprendre, etc.…). Mais le simple fait de distinguer la situation négative de votre personne sera une avancée énorme.

Troisième étape – Remplacez vos affirmations négatives par des affirmations positives

A la lumière des éléments réunis dans la deuxième étape, vous allez formuler des affirmations positives pour contrer les affirmations négatives que vous voulez neutraliser ; et vous les répéter chaque fois que nécessaire ; les coller sur votre frigo pour les voir tous les jours si cela peut vous aider. Chaque fois qu’une affirmation négative vous viendra à l’esprit, vous la bloquerez avec son contraire positif. C’est une gymnastique de l’esprit, difficile au début, mais qui s’affirme avec la pratique, croyez-moi.

Si lors de la première étape vous avez identifié des personnes dans votre entourage, dont les réflexions négatives constantes vous affectent (leurs « histoires » devenant « vos histoires »), apprenez à vous en protéger. Si vous ne pouvez pas éviter de fréquenter ces personnes, exercez-vous à prendre conscience de leurs messages toxiques et, comme pour vos propres affirmations négatives, contrez-les.

Vous dévaloriser est devenu un réflexe ? Alors, il va falloir travailler pour vous en libérer ! Cela ne se fera peut-être pas en un jour, mais ne lâchez rien. Nous avons tous en nous plein de “belles histoires” à nous raconter !

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