Question du jour : Quel est votre principal objectif pour le 2e trimestre ?

Nous voici déjà à la fin du mois de mars. Le printemps est là et on se sent pousser des ailes avec le temps qui s’adoucit, les jours qui rallongent, la nature qui s’éveille. Cela dit, je ne sais pas vous, mais moi, j’ai juste l’impression que c’était hier que je rédigeais mes objectifs pour cette année. Mais où sont donc passées toutes ces semaines ? Ahhrrrrr !

Quoi qu’il en soit, il est déjà l’heure de faire un premier bilan. C’est d’ailleurs pour cela que je vous ai proposé récemment le défi de relancer vos objectifs “en panne”. A cette occasion, vous avez vérifié où vous en êtes dans la réalisation de vos projets, vous avez relevé les difficultés, lenteurs et obstacles éventuellement rencontrées, et défini des moyen de les surmonter.

Vous êtes donc fin prêt à attaquer le deuxième trimestre qui s’annonce, en tenant compte du bilan intermédiaire que vous venez de faire. D’où la question du jour : 

Quel est le principal objectif que vous devez mettre en oeuvre d’ici fin juin, afin de pouvoir donner toutes les chances à vos objectifs annuels d’être réalisés d’ici décembre prochain ?

Je ne reviendrais pas ici sur l’importance des feuilles de route, des étapes et bilans intermédiaires pour un bon pilotage de vos projets. Nous en avons déjà largement parlé en début d’année et vous pouvez retrouver toutes ces indications ici.

Ce que je vous propose à travers la question du jour, c’est de réaffirmer vos priorités et motivations. Jetez un coup d’oeil à vos objectifs annuels et à vos feuilles de route, mettez-les à jours à la lumière de votre bilan du premier trimestre. Si dans les trois prochains mois, vous ne deviez réaliser qu’une seule chose des choses qui y figurent, quelle serait-elle ? Qu’est-ce qui est absolument indispensable pour pouvoir mener à bien vos priorités de l’année ? Qu’est-ce qui vous semble vraiment déterminant ?

Vous avez trouvé ? Alors essayons d’aller encore un peu plus loin.

Tout d’abord, faites-en un objectif « SMART » bien sûr !

Tout comme pour vos objectifs annuels, visualisez et détaillez ce que signifie la réalisation de votre principal objectif pour fin juin. Définissez-le en détail, de manière à ce qu’il soit “SMART“, c’est-à-dire Spécifique, Mesurable, Actionnable (c’est à dire transposable en actions), Réaliste, Temporellement défini. Je n’entrerai pas dans le détail de ces notions ici: vous connaissez très certainement ce modèle “SMART”, et les articles sur le sujet ne manquent pas sur internet. 

Mais je vous proposerai d’en faire également un objectif « OUPS »

Ah, je vous vois d’ici froncer les sourcils : « Mais qu’est-ce que c’est que ce oups » ? Ce que j’appelle le modèle OUPS, ce sont les Obstacles qui pourraient se dresser sur votre route, avec les Plans d’Urgence et de Secours pour les surmonter. Pour moi, le modèle “SMART” reste incomplet si on ne lui associe pas un modèle “OUPS”. Pour éviter les pannes dont nous avons parlé dans le défi mentionné au début de cet article, vous devez anticiper autant que possible les obstacles qui pourraient se dresser sur votre route et les événements qui pourraient nécessiter une réaction d’urgence, et bien sûr prévoir des réactions appropriées et des alternatives de secours. Tout cela doit être planifié au même titre que les actions à poser pour la réalisation de vos objectifs. Cela demande un peu de temps et de réflexion, mais grâce à cela, vous serez prêt à toute éventualité. Et vous éviterez bon nombre de sorties de route, croyez-moi !

Parés comme vous le serez après mené cette réflexion, c’est en toute confiance que je vous souhaite un excellent deuxième trimestre à tous !

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Cette question s’intègre dans un vaste processus d’introspection destiné à vous faire garder les rennes de votre existence et à maintenir l’harmonie entre qui vous êtes, ce à quoi vous aspirez, ce que vous faites et ce qui vous entoure. Découvrez tous les détails dans « La fleur du questionnement » (lien dans ma bio) et abonnez-vous à mon retrouvez-moi chaque jeudi dans cette rubrique pour n’en rater aucun épisode.

Envie de lecture – Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une par Raphaëlle Giordano

Qui ne connaît pas encore ce roman de Raphaëlle Giordano ?

Comme le résume son éditeur, l’héroïne, Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l’impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts ? Tout ce qu’elle veut, c’est retrouver le chemin de la joie et de l’épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l’y aider, elle n’hésite pas longtemps : elle fonce et repart à la conquête de ses rêves…

Paru en 2015, ce bestseller a suscité des éloges et des critiques sévères et on pourrait penser que tout a déjà été dit. Pourtant, je vais vous proposer de le (re)lire en essayant de changer de perspective. Ne vous attachez pas ce que l’héroïne fait pour trouver le bonheur, mais demandez-vous pourquoi diable elle a besoin d’un « routinologue » ? De quoi souffre-t-elle donc vraiment ? Pourquoi ne se bouge-t-elle pas simplement le c… ! Et vous mettrez le doigt sur un mal de société qui devrait nous interpeler bien plus qu’il ne le fait ! 

Voyons d’abord qui est ce fameux « routinologue ». Vous savez, cette profession que l’auteure invente dans ce roman, ni psy, ni coach, mais « expert en accompagnement dans l’art de retrouver le bonheur perdu ». Ce routinologue va proposer à l’héroïne de nombreux exercices pour retrouver un sens à sa vie. Mais ce ne sont pas ces exercices qui nous intéressent aujourd’hui. Mais LA question qui est à l’origine de tout : pourquoi l’héroïne, qui ne manque de rien, est en bonne santé, a une famille et du travail, n’est-elle pas heureuse ? 

Au fond, c’est un peu triste de constater que dans notre société « civilisée » et gâtée par le confort, nous avons besoin d’un « routinologue » pour revenir à des choses qui relèvent du bon sens ! Le routinologue soigne les effets, mais qu’en est-il des causes de ce mal-être qui se répand comme une trainée de poudre dans nos sociétés ? 

Nous sommes affublés d’un prisme déformant, qui nous fait appréhender notre réalité quotidienne de façon systématiquement négative. Il n’y a qu’à voir les informations à la télévision pour le constater encore et encore. Alors, pourquoi ne pas devenir notre propre « routinologue », avec comme premier exercice celui de nous entraîner à positiver. Car « être positif, ce n’est pas se bercer d’illusions en croyant que tout se passera bien, mais avoir conscience que, quoi qu’il arrive, il est possible d’en tirer bénéfice, d’apprendre et de s’enrichir personnellement et spirituellement” (Bruno Lallement). Qu’en pensez-vous ?

Défi de la semaine : Visualiser et décrire sa vie dans 5 ans

Lorsque vous conduisez en voiture, à vélo, ou même lorsque vous marchez, que regardez-vous ? Vous regardez loin devant vous, les yeux levés vers l’horizon. Pourquoi ? Parce que si vous ne fixez que ce qu’il y a juste devant vos pieds, votre capot ou votre roue, sans jamais lever les yeux…. eh bien…. passez-moi l’expression, mais vous allez vous casser la figure !

Dans la gestion de votre vie, c’est exactement la même chose. Si vous persistez à garder la tête dans le guidon, vous allez droit dans le mur ! Croyez-moi, je sais de quoi je parle ! (Allez jeter un oeil ici et vous verrez comment je me suis plantée). Et si vous n’avez pas encore rencontré “votre mur”, vous connaissez peut-être ce sentiment diffus de tourner en rond, de rater des choses importantes, avec une sourde insatisfaction qui grandit en vous.

Si là tout de suite je vous demande : “où voulez-vous être dans 5 ans ?” Saurez-vous me répondre spontanément ? Vous avez peut-être une vague idée, ou bien l’un ou l’autre grand “rêve”. Mais serez-vous vraiment capable de me décrire, dans tous ses aspects, la vie idéale que vous souhaiteriez avoir dans 5 ans ? Si comme moi, vous éprouvez une petite (ou même grande) gêne devant cette question, ce défi est fait pour vous.

Ne serait-il pas plus agréable d’avancer dans la vie en sachant vraiment ce que vous en attendez, ce à côté de quoi vous ne voulez pas passer, quelles sont vos vraies priorités ?

Alors prenez le temps de réfléchir vraiment à cette question et visualisez en détail la vie que vous voudriez avoir dans 5 ans. Et ne vous contentez pas d’en rêver, écrivez-le noir sur blanc, avec tous les détails que vous pourrez !

Je sais, l’exercice n’est pas simple. Alors laissez-moi vous suggérer une méthode :

  • prenez une feuille de papier ou un petit carnet que vous allez laisser bien en évidence, à un endroit où vous passez souvent. Si cela peut vous aider, inscrivez dessus, en grosses lettres : “DANS CINQ ANS…” ;
  • chaque fois qu’une idée vous viendra cette semaine à ce sujet, notez-la sur votre feuille ou dans votre carnet. Ne censurez rien. Laissez sortir ce qui remonte en vous ;
  • tous les jours, trouvez quelques minutes pour vous isoler, fermer les yeux et penser à votre vie dans 5 ans; endormez-vous en pensant à cette question. Là aussi, laissez venir toutes les images, toutes les sensations, puis notez-les ;
  • à la fin de la semaine, relisez tout ce que vous avez noté “en vrac” et cette fois, comme à l’école lorsqu’on vous demandait d’écrire une rédaction, racontez cette belle histoire, votre vie dans 5 ans, décrivez-la en détail, prenez-y du plaisir, autorisez-vous le succès et l’abondance, pointez sur ce qui vous est indispensable, ceux qui vous sont indispensables, dans ce tableau que vous êtes en train de peindre ;
  • Ce petit texte (allez, 10 lignes au minimum, ce n’est rien 10 lignes, même si vous écrivez petit), ce sera le marqueur d’un défi relevé.

Lorsque votre “rédaction” sera terminée, surtout gardez la précieusement et relisez-là souvent. Car ce que vous aurez fait là, en réalité, c’est déjà le premier pas vers cette vie dont vous rêvez. À partir de là, vous pourrez vous fixer des objectifs précis et concrets, à court et moyen terme, prendre des décisions éclairées, apprendre à dire non à ce qui n’a pas sa place dans votre tableau….. Mais tout ça, c’est une autre histoire et nous y reviendrons bien sûr, dans d’autres défis.