Défi de la semaine : Protéger son sommeil pour dormir comme un bébé

Vous arrive-t-il de vous coucher avec les yeux qui piquent et en baillant aux corneilles, prêt à tomber dans les bras de Morphée, mais une fois au lit, vous n’arrivez pas à vous endormir ? Ou bien vous réveillez-vous parfois au milieu de la nuit, pour ensuite vous tourner et retourner dans votre lit sans arriver à retrouver le sommeil ? Et voilà que l’agacement monte en vous, vous savez que vous allez être fatigué demain matin, faute d’avoir eu les heures de sommeil dont vous avez besoin pour récupérer. Et moins le sommeil vient, plus vous vous énervez. Et plus vous vous énervez, moins le sommeil vient. 

En relevant le défi de la semaine dernière, vous avez appris à vous coucher au bon moment, lorsque votre corps vous signale que vous avez besoin de récupérer, après un rituel du soir apaisant. C’est bien, même très bien. Mais cela ne suffit pas. Une fois au lit, vous devez aussi pouvoir effectivement vous endormir, comme on glisse dans un doux cocon de bien-être, puis profiter pleinement de votre sommeil, toute la nuit durant. Et pour cela, il faut que certaines conditions soient réunies. Ce sera votre défi cette semaine : faire de votre chambre le cocon dans lequel vous dormirez comme un bébé !

PROTÉGEZ VOTRE SOMMEIL ET OFFREZ-LUI LE COCON DONT IL A BESOIN

L’enjeu pour vous sera de créer un environnement propice au sommeil, une sorte de cocon protégé de l’extérieur. Voici ce que vous pourrez faire pour un sommeil d’une qualité optimale :

  • isoler votre chambre du bruit,
  • éliminer toutes les sources de pollution lumineuse dans votre chambre,
  • maintenir une température basse (18-19° maximum) dans une pièce bien aérée,
  • et bien entendu, vous assurer d’avoir une literie de bonne qualité.

Si ces conditions ne sont pas encore réunies chez vous, votre défi cette semaine sera donc de les mettre en place. 

Pour finir, il ne me reste que deux petits conseils à vous donner : 

1° Pour éviter d’être reveillé la nuit, malgré le cadre idéal que vous avez planté, par de petits besoins physiologiques, eh bien pensez à cesser de boire une bonne heure avant votre coucher.

2° S’il vous arrive tout de même de vous réveiller sans arriver à vous rendormir, ne restez pas dans votre lit à chercher vainement le sommeil (rien de plus agaçant que ça !). Il vaut mieux vous lever, reprendre une petite activité apaisante (rappelez-vous votre petit rituel du soir) et … attendez le prochain train !

Bonne nuit, les petits, comme dirait Nounours (pour ceux qui ont connu Pinprenelle et Nicolas – lol)

Défi de la semaine : Soigner son sommeil, à commencer par le coucher !

Chacun sait qu’un bon sommeil, c’est important : il est l’un des trois piliers d’une vie plus saine. Et pourtant, il est si souvent maltraité, au détriment de notre qualité de vie ! Alors si vous souffrez tous les matins lorsque vous devez vous lever, ne croyez pas que c’est une fatalité parce que « vous n’êtes pas du matin ». Vous devez juste vous réconcilier avec votre sommeil. C’est pourquoi, à partir de cette semaine, je vais vous proposer 3 défis pour 1° soigner votre coucher, 2° veiller à la qualité de votre sommeil, et 3° ritualiser et savourez votre lever. Si vous relevez ces défis, vous verrez à quel point vous gagnerez en énergie et vitalité pour toute la journée !

Voici donc, pour cette semaine, le premier de ce trio de défis pour un meilleur sommeil :

SOIGNEZ VOTRE COUCHER !

Mais qu’est-ce ça veut dire concrètement ?

Avant tout, vous devez court-circuiter ce qui vous empêche de vous coucher.

Tout le monde a besoin d’un nombre suffisant d’heures de sommeil, en moyenne 7h30 selon de nombreuses études. Notre lever étant, la plupart du temps, conditionné par des obligations professionnelles ou autres, le seul moyen d’avoir son quota de sommeil est de se coucher à une heure raisonnable….  ce qui n’est pas toujours le cas, n’est-ce pas ? Observez un instant vos pratiques en la matière. Si vous faites partie de celles et ceux qui ont toujours du mal à se tirer du lit le matin, vous faites probablement aussi partie de celles et ceux qui se couchent bien trop tard ! Élémentaire, mon cher Watson ! 

Mais pourquoi ? Là est la question cruciale !

  • Une troisième mi-temps vous attend-elle en rentrant du boulot, avec plein de tâches qui vous accaparent jusque tard dans la nuit ?
  • Ou bien êtes-vous êtes un « oiseau de nuit » et rentrez-vous régulièrement très tard chez vous ?
  • Ou encore, traînez-vous tout simplement dans le canapé, voire dans votre lit, les yeux rivés sur un écran, à jouer avec votre smartphone, votre console ou votre zapette, jusqu’à des heures impossibles ?

Selon la catégorie à laquelle vous appartenez, votre défi sera sensiblement différent :

  • Si vous êtes victime d’une « troisième mi-temps », celle-ci semble bien trop chargée pour le temps dont vous disposez et il va falloir la réviser. Est-ce que tout ce que vous avez programmé de faire en rentrant chez vous est bien nécessaire ? Pourriez-vous faciliter la préparation du repas en vous organisant différemment et en préparant des choses à l’avance ? Pourriez-vous vous faire aider en mettant votre petite famille un peu plus à contribution ? 
  • Si vous êtes un oiseau de nuit, eh bien, vous allez devoir apprendre à rester un peu plus souvent dans votre cage ! Il ne s’agit pas de devenir un ermite, mais peut-être pourriez-vous réfléchir à la manière de limiter vos sorties. En ce domaine comme dans beaucoup d’autres, privilégier la qualité à la quantité peut apporter de bien belles surprises !
  • Si ce sont vos écrans qui vous tiennent éveillés, eh bien, il va falloir vous affranchir de l’addiction dans laquelle ces objets vous tiennent. Car c’est bien d’addiction qu’il s’agit ! Demandez-vous donc qui commande, d’eux ou de vous ! Et que vous apportent toutes ces images que vous ingurgitez massivement jusque tard dans la nuit. Oui, je sais, à la télévision les émissions les plus intéressantes sont hélas souvent programmées en deuxième partie de soirée. Dans ce cas, enregistrez-les et regardez-les à un horaire qui vous convient mieux ! Et pour encore plus d’idées sur la manière de vaincre cette addiction, jetez un coup d’oeil à mon article sur le sujet

Instaurez un moment de détente avant de vous coucher.

Une fois débarrassé de ce qui vous accaparait jusque tard dans la nuit (la troisième mi-temps, les sorties ou les écrans que vous aurez soigneusement éteints et placés hors de votre portée), choisissez-vous une routine calmante du soir. Car un bon sommeil, cela se prépare et bien s’endormir est avant tout une question de rituel.

Vous ne pensez tout de même pas pouvoir fonctionner comme une machine, avec un bouton on-off, ou bien ? Vous comptez vraiment vous activer et solliciter vos neurones jusqu’à la dernière minute, puis vous coucher et « débrancher » d’un claquement de doigt ? Désolée, mais ça ne fonctionne pas comme ça !

Pour que vous puissiez basculer dans le sommeil, vous devez commencer par désactiver tous les stimuli d’éveil : couper tous les écrans (ordi, télé, smartphone), cesser toute activité excitante, vous mettre au calme pour lire, écouter de la musique douce, rêvasser… Lorsque j’étais enfant, pour me calmer avant le sommeil, ma mère me faisait boire un verre de lait chaud puis elle me racontait une histoire. Aujourd’hui, je ne peux m’endormir sans avoir lu quelques pages d’un livre. Et vous ? Qu’allez-vous faire pour terminer la journée en douceur ?

Repérez vos signes d’endormissement et écoutez-les !

Le calme instauré va vous permettre de mieux prêter attention aux signaux que vous envoie votre corps. En effet, petit à petit, votre température corporelle commence à baisser, votre rythme cardiaque ralentit et vous vous mettez à bâiller ; votre nuque se raidit, vos yeux vous piquent, et vous finissez même par lutter pour les garder ouverts (que celui qui ne s’est jamais effondré devant la télé lève la main !).

Eh bien, dorénavant, prêtez attention à ces signaux, dans le calme de la routine apaisante du soir que vous aurez mise en place. Et lorsqu’ils se manifesteront, cela signifiera qu’un cycle de sommeil est prêt à s’enclencher. En vous couchant tout de suite, vous vous endormirez en douceur. Mais si vous laisser passer ce moment, c’est un peu comme rater le train: il vous faudra attendre environ 1h30 avant de voir passer le prochain 😉

Maintenant, relevez le défi et tentez l’expérience, au moins pendant cette semaine : appréciez ce moment de calme qui viendra ponctuer votre journée, goûtez à la jouissance (car c’en est véritablement une) de vous laisser glisser dans le sommeil à la bonne heure, la vôtre ! Vous m’en direz des nouvelles !

Rendez-vous dans 7 jours, pour la suite de votre reconquête du sommeil !

Défi de la semaine : déjouer ses pensées limitantes (Pygmalion contre Golem)

Connaissez-vous l’effet Pygmalion ? C’est un mécanisme selon lequel le jugement que l’on porte sur quelqu’un (y compris sur soi-même) conditionne en partie son comportement. Également appelé « effet Rosenthal et Jacobson » du nom des psychologues qui l’ont mis en évidence, il signifie que le simple fait de croire en quelque chose augmente les chances que cela se réalise et partant, que le jugement que l’on porte sur quelqu’un (y compris sur soi-même) conditionne en partie son comportement et donc ses réalisations et résultats.

Ainsi, si un enseignant est convaincu que ses élèves vont réussir, ces derniers auront de meilleurs résultats; si un parent répète à son enfant qu’il va réussir, il a plus de chance d’y parvenir; si vous êtes persuadé de pouvoir atteindre un objectif, vous êtes mieux armé pour y arriver.

Mais l’inverse est également vrai et c’est ce qu’on appelle l’effet Golem : plus un parent répète à son enfant qu’il est maladroit, plus il aura tendance à l’être ;  si l’on est soi-même persuadé d’avance qu’on va échouer à un examen, il y a plus de risque que cela soit effectivement le cas. 

En d’autres termes et pour résumer le concept : 

  • ce que nous pensons risque fort de se réaliser, en bien ou en mal ;
  • nos convictions nous sont souvent instillées par autrui, à notre insus ;
  • elles peuvent nous limiter ou nous galvaniser.

Les effets Pygmalion et Golem sont à l’oeuvre dans tous les domaines de votre vie, comme les deux faces d’une même pièce : selon les pensées que vous laisser prendre racine dans votre esprit, vous inscrivez votre action dans le cercle vertueux de l’effet Pygmalion ou dans le cercle vicieux de l’effet Golem. Il n’est pas difficile d’imaginer à quel point cela peut constituer un outil redoutable – ou à l’inverse un frein puissant – dans la réalisation de nos objectifs ! 

Comment s’appuyer sur l’effet Pygmalion et neutraliser l’effet Golem, pour garder le cap dans la réalisation de nos objectifs ?

Puisque ce que vous pensez conditionne vos actions et par voie de conséquence vos résultats et réalisations, il est crucial de prendre conscience de ce qui se passe dans votre tête pour pouvoir cultiver les pensées motivantes et contrer celles qui vous freinent, les pensées limitantes. 

De manière générale, il s’agira de nourrir Pygmalion plutôt que Golem, c’est à dire : 

  • de porter sur vous-même et sur les autres un regard bienveillant et encourageant, en vous gardant de généraliser, de stigmatiser ;
  • de vous efforcer d’attendre le meilleur plutôt que le pire
  • de lutter contre vos croyances limitantes
  • d’être attentif à ce que votre entourage vous dit, ou vous a dit dans le passé, et de vous demander en quoi cela peut ou a pu vous influencer.

Voilà qui m’amène au défi que je voudrais vous proposer cette semaine : 

DÉJOUER VOS PENSÉES LIMITANTES EN SOUTENANT VOTRE “PYGMALION” ET EN NEUTRALISANT VOTRE “GOLEM”

Concrètement, voilà ce que vous allez faire cette semaine, si vous relevez ce défi :

  • chaque fois qu’une pensée négative vous traversera l’esprit – du genre « je n’y arriverai pas »; « ça marche pour les autres, mais pas pour moi »; « je suis trop vieux/trop jeune pour ça » ; « je ne  le mérite pas »; « ça ne changera rien »; « c’est toujours comme ça »…..  notez-là et prenez le temps de l’examiner de plus près. C’est votre « Golem » qui essaie de vous influencer !
  • demandez-vous quels sont les faits objectifs qui sont susceptibles d’étayer concrètement l’affirmation négative que vous avez relevée; 
  • faites parler votre « Pygmalion » en reformulant votre affirmation dans un sens sinon totalement positif, au moins constructif
  • Notez bien ce que votre « Pygmalion » va répondre à votre « Golem » et soyez prêts à dégainer cette réplique dès que la situation se reproduira.

Petit à petit, vous renforcerez votre capacité à voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et apprendrez à clouer le bec à votre Golem, cet empêcheur de tourner en rond ! Cela vaut la peine d’y consacrer quelques efforts, non ?

Défi de la semaine : Résister au chant des sirènes des centres commerciaux

Il y a trois semaines, je vous ai proposé le défi de jeter, donner ou vendre 10 objets qui vous encombrent et/ou ne vous servent plus. C’est vrai, il faut bien le reconnaître, dans notre société de consommation à outrance, nos maisons ont tendance à être bien trop chargées. Mais pour lutter contre ce « trop plein », il ne suffit pas de désencombrer – même si cette démarche est bien sûr nécessaire. Il faut aussi « fermer le robinet », c’est à dire cesser d’engranger des choses dont on n’a pas vraiment besoin.

Et quels sont nos pires ennemis en la matière ? Eh bien, ce sont les grandes surfaces ! Nous seulement, elles regorgent de produits de toutes sortes, présentés de façon attirantes, avec un marketing très agressif, mais souvent le passage obligé pour y accéder est une vaste galerie marchande, avec encore plus de tentations de toutes sortes ! Dans un tel environnement, même avec la meilleure volonté du monde, on finit par craquer. Et hop, à vous ce superbe gadget promettant de vous simplifier la vie comme jamais … Gadget qui finit dans un placard où il prendra sa retraite avant même d’avoir servi. Et hop, à vous ce petit haut ultra mode qui va rejoindre la tribu de tous ceux qui attendent déjà sagement dans votre penderie. Et hop, dans votre caddy, ces chocolats en promo, alors que vous voulez perdre du poids. Et hop, la gamme complète des produits terroirs vanté par le vendeur à la criée. On a beau partir avec une liste de course et la ferme résolution de s’y tenir, les techniques de vente de ces endroits sont tellement bien rôdées, que même les plus déterminés finissent par y succomber.

Vous en avez assez de tous ces achats compulsifs, du marathon dans la cohue du samedi matin, du temps perdu et des dépenses non prévues qui finissent par plomber votre budget ?  Alors, cette semaine, votre défi – si vous l’acceptez – sera de résister au chant des sirènes des centres commerciaux !

Pas facile, me direz-vous. Il faut bien remplir le frigo. Alors voici une petite astuce qui vous aidera à tenir bon : essayez le drive !

Depuis les années 2010, les drives se sont multipliés sur l’ensemble du territoire. Tous les grands distributeurs vous proposent de faire vos courses en ligne : Auchan Drive, Super U Drive, Carrefour Drive, Leclerc Drive, etc.  

Le concept est simple : vous vous rendez sur le site internet du distributeur le plus proche de votre domicile, vous faites votre choix parmi une vaste sélection d’articles, vous passez votre commande et payez en ligne. Et pour finir, vous choisissez, l’heure et le jour qui vous convient pour le retrait de vos courses. Le moment venu, il ne vous faudra pas plus de 5 minutes pour récupérer vos achats qui ne demanderont qu’à être chargés dans le coffre de votre voiture. Certaines enseignes vous proposent même de vous livrer à domicile.

Bilan de l’opération ?

– vous aurez évité la course au milieu des rayons

– vous aurez évité les files d’attente interminables à la caisse

– vous aurez évité tous les pièges des têtes de gondoles et de la galerie marchande et vous n’aurez acheté que ce que vous vouliez vraiment

– vous aurez fait vos courses tranquillement dans votre canapé, au moment qui vous convient le plus, même à 10h du soir

– et si avant de faire vos courses en ligne, vous avez pris le temps de préparer un plan de menus pour la semaine, vous n’aurez jamais autant été dans le contrôle de votre temps, votre argent et vos choix de vie.

Alors bien sûr, il vous faudra un peu de temps pour prendre vos marques parmi les produits proposés sur le drive. Le choix est plus limité qu’en magasin. Mais si votre produit fétiche n’y figure pas, n’hésitez pas à contacter le commerçant : cela m’est arrivé et j’ai obtenu sans problème que le produit que je recherchais soit ajouté à l’offre en ligne. Il suffisait de demander. La plupart des sites vous permettent également de créer des listes de produits favoris, ce qui facilitera vos courses suivantes.

Pour moi, le passage au drive a été sans conteste une excellente décision pour une vie plus zen et maîtrisée. Car non seulement, je ne m’égare plus en vaines dépenses dans les galeries marchandes, mais le temps gagné m’a permis de me rendre chaque semaine chercher mes produits frais directement chez le fermier du coin. Légumes et fruits frais et de saison, charcuterie et produits laitiers produits dans les alentours, un vrai bonheur ! D’une certaine manière, le drive m’a aussi permis d’être plus éco-responsable dans ma consommation : sur le drive, j’ai tout mon temps pour lire les descriptions des produits, m’assurer de leur origine, de leur mode de production, et mes fruits et légumes ne font plus trois fois le tour de la planète, avec l’empreinte carbone que cela implique !

Et vous, le drive combiné avec les producteurs proches de chez vous, ça vous inspire quoi ?

Défi de la semaine : Donner, jeter ou vendre 10 objets

Il faut vraiment que je range ce foutoir ! … J’en ai marre de passer tout ce temps à ranger, nettoyer, faire le ménage ! … C’est quoi ce truc ? … Demain, je vais trier toutes ces revues ! … Oh zut, la date limite de conservation est dépassée ! … Range ton b…. s’il te plait ! … Mais où j’ai bien pu mettre ce machin ?…….

Ça vous rappelle quelque chose, tout ça ? Alors, j’ai un excellent défi à vous proposer ! Je vous explique.

Ce n’est pas un scoop : la plupart du temps, nos maisons sont remplies de tellement de choses que nous finissons par ne plus en maîtriser la gestion : le rangement et l’entretien de toutes ces choses ne se font plus qu’au prix de beaucoup de temps et d’efforts qu’on aurait bien voulu consacrer à autre chose. Quand ce ne sont pas carrément les objets qui ont pris le pouvoir en occupant tout le territoire !

Moi, dans ma maison, j’avais fini par avoir le sentiment que les choses avaient pris le pouvoir, que mon chez-moi était devenu leur territoire. Me lancer dans le ménage relevait de la déclaration de guerre et j’étais “vaincue” avant même d’avoir commencé. J’étouffais littéralement et j’avais l’impression que l’énergie ne circulait plus chez moi.

Au bord de l’asphyxie, je me suis mise à rêver : tous ces beaux articles sur le désencombrement, sur l’art de vivre mieux avec moins, toutes ces belles photos d’espaces sobres et épurés…. Et si la solution n’était pas dans la gestion, mais dans l’extermination ! J’ai lu des tonnes d’articles, des dizaines de livres sur le sujet. Mais au final, quand venait le moment de mettre en pratique, l’ampleur et la complexité de la tâche me paralysait.

Alors j’ai rendu les armes, je me suis défilée avant de livrer bataille : quelle lâcheté, me direz-vous ! Non mais attendez…. Je dis que j’ai retiré ma déclaration de guerre, je n’ai pas dit que j’avais renoncé ! Que nenni ! j’allais tout simplement être plus futée que toute cette armée d’objets qui me narguaient ! De soldat sur la ligne de front, je me suis faite agent de l’ombre.

Non attendez, ne partez pas ! C’est bon, j’arrête mon roman d’espionnage et je vous explique concrètement.

Puisque nos maisons sont trop pleines, il faut leur faire subir une cure d’amaigrissement. “Désencombrer” est désormais le terme consacré : si vous faites une recherche sur Google, la liste des résultats n’en finit pas et les solutions et méthodes proposées sont pléthores. J’ai perdu beaucoup de temps à les explorer pour constater qu’elles étaient finalement toutes plus compliquées les unes que les autres. C’est vrai, qui donc a le temps de se lancer pendant des heures dans de vastes opérations de tri, pièce par pièce, catégorie d’objets, par catégorie d’objets. Pas moi en tous cas. Je me suis donc lancée un défi bien plus simple et pragmatique. Et c’est ce défi que je vous propose aujourd’hui.

Cette semaine, votre mission sera de trouver 10 objets à donner, vendre  ou jeter. Et je vais vous expliquer comment vous y prendre, sans y consacrer des heures et sans vous épuiser à la tâche, physiquement et nerveusement.

Voyons tout d’abord où trouver ces objets ?

N’allez pas vous mettre à errer comme une âme en peine dans votre maison. Soyez stratège. Pour commencer, cherchez là où vous avez le plus de chance de trouver des candidats à l’extermination et où votre action sera le plus bénéfique : pour cela, posez-vous tout d’abord la question de savoir quel est selon vous l’endroit le plus encombré chez vous ? Répondez spontanément, votre ressenti est le plus important, il ne vous trompera pas.

  • Chez moi, c’était sans hésiter le bureau : c’est là que je passe le plus de temps et donc là que j’ai tendance à entasser le plus de choses, reportant aux calendes grecques le moment de faire les tris qui s’imposent.
  • La cuisine a aussi été un bon candidat (conserves et épices aux dates limites dépassées, piles de recettes qu’on n’utilisera jamais, 36 assiettes (alors qu’on n’est plus que 2 à la maison et qu’en cas de visite j’utilise mon “beau” service), robot tout pourri qui encombre mon plan de travail alors que je m’en sers plus depuis que j’ai investi dans un thermomix, etc…

Maintenant, comment être sûr(e) de vos choix pour les objets à éliminer ?

Le diagramme ci-dessous vous propose un petit test que vous pouvez faire passer à chaque objet pour lequel vous avez des doutes. En gros, vous pourrez vous débarrasser de tout ce qui ne vous a pas servi depuis longtemps, qui n’a pas de valeur sentimentale particulière, qui n’est plus en bon état et ne mérite pas d’être réparé.

Prêts à relever le défi ? Allez, c’est bien moins difficile qu’il n’y paraît : pensez aux chaussettes orphelines, aux habits de bébé (c’est bon, votre dernier a passé ses 10 ans), aux vieilles revues, aux publicités, tout ça compte aussi.

Lorsque vous aurez trouvé vos 10 objets, n’hésitez plus : statuez sur leur sort et dans la foulée, jetez, vendez ou donnez, mais en tous cas agissez. Si vous ne le faites pas tout de suite, ces objets seront toujours là dans 6 mois 😉

Une dernière chose : lorsque vous aurez courageusement relevé ce défi, prenez le temps de prêter attention à votre ressenti. C’est jouissif, non ? On respire, on se sent en maîtrise, ça fait du bien, quoi ! Alors n’en restez pas là; faites de ce petit jeu une routine. Imaginez un instant que toutes les semaines vous parveniez à vous défaire ne serait-ce que de 5 objets. L’an prochain à la même date vous aurez fait un sort à plus de 250 objets. Même si d’ici là, bien sûr, d’autres objets auront fait leur entrée chez vous, ne croyez-vous pas que votre environnement aurait bien changé ?

N’oubliez pas les mots de Saint-Exupéry :

La perfection est atteinte, non pas quand il n’y a plus rien à ajouter, mais quand il n’y a plus rien à enlever.

Défi de la semaine : Visualiser et décrire sa vie dans 5 ans

Lorsque vous conduisez en voiture, à vélo, ou même lorsque vous marchez, que regardez-vous ? Vous regardez loin devant vous, les yeux levés vers l’horizon. Pourquoi ? Parce que si vous ne fixez que ce qu’il y a juste devant vos pieds, votre capot ou votre roue, sans jamais lever les yeux…. eh bien…. passez-moi l’expression, mais vous allez vous casser la figure !

Dans la gestion de votre vie, c’est exactement la même chose. Si vous persistez à garder la tête dans le guidon, vous allez droit dans le mur ! Croyez-moi, je sais de quoi je parle ! (Allez jeter un oeil ici et vous verrez comment je me suis plantée). Et si vous n’avez pas encore rencontré “votre mur”, vous connaissez peut-être ce sentiment diffus de tourner en rond, de rater des choses importantes, avec une sourde insatisfaction qui grandit en vous.

Si là tout de suite je vous demande : “où voulez-vous être dans 5 ans ?” Saurez-vous me répondre spontanément ? Vous avez peut-être une vague idée, ou bien l’un ou l’autre grand “rêve”. Mais serez-vous vraiment capable de me décrire, dans tous ses aspects, la vie idéale que vous souhaiteriez avoir dans 5 ans ? Si comme moi, vous éprouvez une petite (ou même grande) gêne devant cette question, ce défi est fait pour vous.

Ne serait-il pas plus agréable d’avancer dans la vie en sachant vraiment ce que vous en attendez, ce à côté de quoi vous ne voulez pas passer, quelles sont vos vraies priorités ?

Alors prenez le temps de réfléchir vraiment à cette question et visualisez en détail la vie que vous voudriez avoir dans 5 ans. Et ne vous contentez pas d’en rêver, écrivez-le noir sur blanc, avec tous les détails que vous pourrez !

Je sais, l’exercice n’est pas simple. Alors laissez-moi vous suggérer une méthode :

  • prenez une feuille de papier ou un petit carnet que vous allez laisser bien en évidence, à un endroit où vous passez souvent. Si cela peut vous aider, inscrivez dessus, en grosses lettres : “DANS CINQ ANS…” ;
  • chaque fois qu’une idée vous viendra cette semaine à ce sujet, notez-la sur votre feuille ou dans votre carnet. Ne censurez rien. Laissez sortir ce qui remonte en vous ;
  • tous les jours, trouvez quelques minutes pour vous isoler, fermer les yeux et penser à votre vie dans 5 ans; endormez-vous en pensant à cette question. Là aussi, laissez venir toutes les images, toutes les sensations, puis notez-les ;
  • à la fin de la semaine, relisez tout ce que vous avez noté “en vrac” et cette fois, comme à l’école lorsqu’on vous demandait d’écrire une rédaction, racontez cette belle histoire, votre vie dans 5 ans, décrivez-la en détail, prenez-y du plaisir, autorisez-vous le succès et l’abondance, pointez sur ce qui vous est indispensable, ceux qui vous sont indispensables, dans ce tableau que vous êtes en train de peindre ;
  • Ce petit texte (allez, 10 lignes au minimum, ce n’est rien 10 lignes, même si vous écrivez petit), ce sera le marqueur d’un défi relevé.

Lorsque votre “rédaction” sera terminée, surtout gardez la précieusement et relisez-là souvent. Car ce que vous aurez fait là, en réalité, c’est déjà le premier pas vers cette vie dont vous rêvez. À partir de là, vous pourrez vous fixer des objectifs précis et concrets, à court et moyen terme, prendre des décisions éclairées, apprendre à dire non à ce qui n’a pas sa place dans votre tableau….. Mais tout ça, c’est une autre histoire et nous y reviendrons bien sûr, dans d’autres défis.

Défi de la semaine : Identifier votre principal voleur de temps et le neutraliser

Voilà donc le premier défi que je vous propose pour 2019 : dépister et neutraliser votre principal voleur de temps. Voyons de quoi il s’agit.

Votre temps est précieux, c’est la seule chose que vous ne puissiez ni renouveler, ni acheter, ni emprunter. Mais vous pouvez le perdre ! Et surtout, on peut vous le voler !

Les voleurs de temps sont des malfrats particulièrement actifs et efficaces ! Et malheureusement, dans votre “zone de confort”, ils vous sont souvent devenus tellement familiers, que vous en oubliez de les pourchasser.

Et du coup, ils se servent tranquillement dans votre réserve de temps, et pompent et pompent…. Pire que les shadocks !

Mais qui sont donc ces voleurs de temps ?

Ce sont toutes les activités ou personnes qui vous prennent du temps alors que :

  • vous n’aviez pas du tout prévu de vous y consacrer
  • ce qu’ils vous font faire n’est pas du tout productif
  • ce qu’ils vous font faire est peut-être plaisant, mais sans aucun rapport avec vos priorités.

Comment faire pour les dépister ?

Ce n’est pas toujours facile de les débusquer. Ils se déguisent et prennent l’allure de gens/choses qui nous veulent du bien.

Mais voilà quelques astuces pour voir clair dans leur jeu :

  • notez, durant quelques jours, les activités/événements qui vous ont le plus occupé(e) et demandez-vous si cela était prévu et/ou utile : si vous répondez non aux deux questions, vous avez probablement mis le doigt sur un “voleur”
  • parmi vos tâches prévues et/ou utiles, demandez-vous si c’était vraiment à vous de les mener à bien et/ou si elles étaient vraiment indispensables (c’est à dire en lien direct avec vos priorités) : encore une fois, si vous répondez non aux deux questions, gare au voleur !
  • enfin, notez les interruptions que vous avez subies dans vos tâches/activités normales et demandez-vous si elles étaient justifiées et/ou indispensables pour vous (et je dis bien “pour vous”, car pour l’auteur des interruptions, elles le sont toutes…) : vous l’aurez deviné, si là aussi vous répondez non, vous avez probablement encore repéré un voleur.

Comment réagir une fois un gros voleur dépisté ?

Eh bien, il faut l’empêcher de nuire. Aha !

Là, difficile de vous donner une recette unique. Tout dépendra de la nature du voleur. Par exemple, si l’auteur du vol est une mauvaise habitude de votre part, votre défi sera de la changer (voir mon article “Comment changer enfin ses mauvaises habitudes, en 3 étapes clés”).  S’il s’agit d’une personne vous imposant ses priorités et urgences (qui pour elle justifient bien sûr de vous interrompre), votre défi sera de la recadrer et de lui dire “non”.

Un dernier conseil, même si vous identifiez plusieurs “voleurs de temps”, ne les chassez pas tous en même temps : comme dit le dicton, mieux vaut ne pas courir plusieurs lièvres à la fois !

Alors, prêt(e) à relever le défi et à traquer vos voleurs de temps ? Et bien bonne chasse et on se retrouve mardi prochain pour un nouveau défi.

POURQUOI RELEVER DES DÉFIS

Jim Rohn a dit : « Si vous n’êtes pas prêt à risquer l’inhabituel, vous vous assurez une vie médiocre. »

« Sortez de votre zone de confort. Vous ne pouvez grandir que si vous êtes prêt à vous sentir inconfortable en expérimentant de nouvelles choses ». Brian Tracy

Dans la vie on ne contrôle pas tout. Tôt ou tard, nous sommes confrontés à des imprévus, des changements inattendus, parfois même à de véritables tsunamis, qui nous arrachent à notre zone de confort. Pour pouvoir les affronter dans les meilleurs conditions possibles, nous devons nous préparer à ces aléas de l’existence. Et pour cela, il nous faut acquérir la compétence de relever les multiples défis qu’elles nous imposent, pour que nous puissions évoluer et en sortir grandi. Il faut nous entraîner à sortir de notre zone de confort !

Mais qu’est-ce que notre zone de confort ? Notre zone de confort, et bien c’est tout ce qui nous est familier. Elle n’est d’ailleurs pas toujours “confortable”, cette “zone de confort”. Mais les douleurs ou inconvénients qu’elle comporte nous sont familiers et nous avons donc appris à les accepter et à nous y adapter. C’est notre décors habituel, dans lequel nous évoluons comme un poisson dans l’eau.

A l’inverse, dès que nous faisons quelque chose d’inhabituel, qui nous demande de la réflexion, qui nous confronte à l’imprévu ou à l’inconnu, qui bouscule nos habitudes, nous renforçons notre personnalité, notre confiance en nous et notre capacité à nous adapter à une situation nouvelle et à en tirer quelque chose de positif.

Comment nous entraîner à sortir de notre zone de confort ? En nous exerçant à relever des défis, régulièrement. Comme un sportif s’entraîne avant sa grande compétition, nous allons nous entraîner avant que le changement ne s’impose à nous. Inutile de commencer par le défi de gravir l’Himalaya ! De petites choses feront l’affaire. L’important est de se bousculer, même si ce n’est qu’un tout petit peu, mais de le faire régulièrement.

C’est dans cette perspective que cette année, j’ai décidé de vous proposer chaque semaine un petit défi à relever, un peu comme une gymnastique pour renforcer votre capacité au changement, tout en vous faisant du bien évidemment. N’hésitez pas à adapter ces défis à votre sauce. D’ailleurs, toutes mes propositions ne vous parleront peut-être pas, mais je vous conseille tout de même d’en retenir une ou deux par mois, car comme pour le sport, l’effort n’est payant que s’il est régulier et pas seulement occasionnel.

Si vous avez besoin d’un peu plus de motivation, rappelez vous qu’un défi, ça peut aussi tout simplement :

    • être bon pour votre moral,
    • vous permettre de tester quelque chose pour voir si cela vous convient, vous fait du bien,
  • bousculer vos routines pour réveiller votre quotidien,

Et que cela va assurément :

    • vous tirer vers le haut,
    • renforcer votre confiance en vous,
  • repousser vos limites.

Enfin, n’en faites pas non plus l’affaire du siècle. Vous n’êtes pas parvenu à tenir votre défi ? Eh bien sachez que ce n’est pas un échec pour autant. Soyez certain(e) que l’effort que vous avez fourni portera ses fruits, même si c’est plus tard ou différemment.

“Je perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.” Nelson Mandela

Alors, allez-vous essayer de vous challenger, au moins de temps en temps ? On se retrouve très vite pour notre premier défi ! A très bientôt !