5 clés pour se reconnecter à l’instant présent

Comment vivre en pleine conscience et pourquoi se (re)connecter au moment présent ?

On dit que les gens heureux sont des gens qui vivent dans le moment présent ; que seul l’instant présent est une réalité puisque le passé n’est déjà plus et que le futur n’existe pas encore ; qu’il faut apprécier ce qui est en train de se passer ici et maintenant, en profiter, mettre de la valeur dessus.

Mais dans ce cas, pourquoi le faisons-nous si peu !? Observez vos pensées et vous constaterez qu’elles vous emmènent en permanence soit dans l’analyse de ce s’est déjà produit, parfois avec une charge émotionnelle importante, soit dans la planification du futur, avec des échéances à tenir, des craintes peut-être aussi. Or, le passé est déformé par nos émotions et le futur par notre imagination. Et « l’instant présent », cette goutte de temps éphémère et précieuse, notre réalité, nous la traversons le plus souvent sans même y penser, en « pilotage automatique ».

Détachés de notre réalité, de cet instant présent si précieux, nous en subissons de multiples conséquences : stress bien sûr, mais aussi dépression à force de ruminer le passé et de ressasser les regrets, angoisses à s’inventer des peurs liées à notre futur, croyances limitantes qui nous font perdre confiance en nous, difficultés de concentration, troubles du sommeil (eh oui, cela nous poursuit même la nuit), etc.….

Nous ne pouvons pas exister uniquement dans le présent, bien sûr ! Nous avons besoin de nous référer à notre passé. Nous y puisons notre expérience, notre force, notre inspiration; et nous avons tout autant besoin rêver notre futur, pour avoir une chance de le réaliser. Les trois dimensions temporelles dans lesquelles notre esprit sait voyager nous sont toutes les trois indispensables. C’est juste une question d’équilibre. Mais dans notre vie à 100 à l’heure, il faut bien l’avouer, les moments où nous sommes dans la dimension du présent sont de plus en plus rares.

Est-ce que ce ne serait pas génial de pouvoir, de temps en temps, faire taire le bruit incessant des pensées qui s’agitent dans votre tête, de (re)devenir observateur du présent, sans les filtres déformant des émotions générées par vos expériences passées et vos craintes pour le futur ? Que ressentiriez-vous si vous pouviez enfin savourer tranquillement tous ces petits moments de bonheur que le quotidien distille et auxquels nous ne prêtons plus aucune attention ? Un beau lever de soleil, un repas avec vos proches, la douce sensation du soleil sur vos joues … ?

Mais comment faire pour couper le « pilotage automatique » ?

Vivre dans le présent, c’est avant tout être attentif, pleinement attaché, à ce qui vous entoure et à ce que vous faites, vivez et ressentez, là, maintenant, tout de suite. C’est l’attention qui est la clé pour couper le pilotage automatique !

En étant attentif, vous serez enfin réceptifs aux petits bonheurs du quotidien. L’attention vous permettra aussi de percevoir à nouveau vos propres besoins, le plus souvent réprimés, et ce que votre corps essaie de vous dire. Dans le burnout, par exemple, il est courant d’entendre les personnes touchées témoigner que ça leur est « tombé dessus » brutalement, alors qu’il y a bien sûr de nombreux signes avant-coureurs, qui se manifestent pendant des mois, parfois des années avant que la personne ne s’effondre, mais qui restent totalement ignorés. En revanche, les personnes qui ont appris à être un peu plus attentive dans leur quotidien sont non seulement plus heureuses mais aussi moins sujette à la dépression, aux angoisses ou au stress, ont un meilleur système immunitaire et de meilleures capacités de concentration. Sans oublier que l’attention peut avoir un effet antidouleur et même curateur (voir la méthode AORA développée par le Docteur Bodin)

Voici les cinq clés pour développer son attention à l’instant présent  

  • RESPIRER

Prendre le temps de respirer, c’est la base de tout et le seul moyen d’être centré sur soi-même, équilibré. Le souffle, c’est la vie, et toutes les disciplines soulignent l’importance de la respiration : la médiation, le yoga, les arts martiaux, les sports en général … Son importance se perçoit aussi dans ce que j’appellerai « les souffles réflexes », comme par exemple le soupir ou le bâillement. La science a montré que le soupir est un mécanisme biologique qui rétablit un équilibre respiratoire perturbé (par une émotion vive par exemple). Il va faire entrer de l’air dans les parties profondes de nos poumons et les empêcher de se rétracter lorsqu’ils ne sont pas assez gonflés. Et pourquoi donc ne sont-ils pas assez gonflés ?! Parce que nous ne prenons pas le temps de respirer à fond ! Nous soupirons environ 1 fois toutes les 5 minutes[1], sans même nous en rendre compte. Édifiant, non ?

  • DÉVELOPPER LA CONSCIENCE DES PETITS DÉTAILS

En mode “pilotage automatique”, nous sommes totalement déconnectés de notre environnement. Ne vous est-il jamais arrivé en voiture de vous tromper d’itinéraire parce que vous avez automatiquement emprunté la route que vous prenez quotidiennement pour aller à un autre endroit ? Et là tout de suite, sauriez-vous me dire sans réfléchir quels bruits vous entendez autour de vous, quelle odeur flotte dans la pièce où vous vous trouvez ? Se rebrancher à ce que nos sens sont en train de percevoir, là tout de suite, regarder les choses avec un niveau de conscience plus élevé, chercher les détails au-delà du regard banal, est un excellent moyen de revenir dans l’instant présent.

  • METTRE LE FOCUS SUR LES SENSATIONS DU CORPS

Dans le prolongement du point précédent, il s’agit ici de prendre conscience des sensations que vous éprouvez dans votre corps : le contact du sol sous vos pas, la sensation du vent dans vos cheveux et sur votre visage, la petite raideur dans la nuque parce que vous êtes restés immobile trop longtemps, etc… En mettant le focus sur toutes ces sensations que vous transmettent les terminaisons nerveuses de votre corps, en les observant avec attention, même si elles sont inconfortables, vous serez forcément bien dans le présent !

  • RALENTIR

Nos rythmes de vie modernes nous poussent à faire les choses de plus en plus rapidement. On mange trop vite, on roule trop vite, on écourte nos nuits, le moindre de nos geste finit par se faire en accéléré. Observez-vous : vous verrez que c’est vrai. Alors pour retrouver la respiration, la conscience des petits détails, les sensations du corps, il faut avant tout RA-LEN-TIR (voir Ralentir pour réussir de David Bernard)

  • LUTTER CONTRE L’IMPATIENCE D’OBTENIR CE QU’ON VOUDRAIT ET DÉVELOPPER LA GRATITUDE POUR CE QU’ON A DÉJÀ

L’impatience, c’est l’illusion que demain sera mieux qu’aujourd’hui. Et cette impatience détourne notre esprit de l’instant présent au profit du « rêve » d’un demain meilleur. On se dit qu’on sera heureux quand…. au lieu d’être heureux maintenant. Or l’instant présent offre tant des choses à apprécier !Pratiquer la gratitude, c’est surtout en prendre conscience. S’efforcer d’être reconnaissant dans sa vie quotidienne vous fera apprécier le présent. Vous ne renoncerez pas pour autant à vos projets pour demain, mais vous apprendrez à attendre leur réalisation avec sérénité. C’est juste une question d’angle de perception.

Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais comment faire concrètement pour mettre ces principes en pratique ?

Eh bien, il faut y aller petit à petit. Et pour commencer, je vais vous proposer deux petites choses que vous pourrez mettre en place tout de suite, dès aujourd’hui :

1° Réservez-vous 2 minutes tous les matins (oui seulement 120 petites secondes) pour un exercice quotidien d’entraînement :

Comme pour un entraînement physique que l’on pratique régulièrement afin de développer ses capacités musculaires, vous allez développer votre capacité à être dans le moment présent, sans vous laisser distraire, ni faire plusieurs choses à la fois. Pour cela, vous allez vous entraîner à vous concentrer sur votre respiration.

Choisissez un endroit tranquille où vous ne serez pas dérangé et asseyez-vous confortablement (mais pas ne vous allongez pas, vous risqueriez de vous mettre à somnoler). Une fois bien installé(e), ressentez ce qui se passe en vous ; observez quels sont les endroits où vous ressentez votre respiration, dans les narines, dans la gorge, dans le thorax qui se lève et s’abaisse, jusque dans le ventre. Concentrez-vous sur l’endroit où vous la ressentez le mieux et efforcez-vous – pendant 1 à 3 cycles de respiration – de percevoir votre souffle en pleine conscience, de garder votre concentration sur la respiration. Je vous parlerai dans un prochain article des bienfaits de la cohérence cardiaque, une pratique de respiration particulièrement efficace. Mais pour l’instant, contentez-vous de respirer calmement, par exemple en inspirant sur 5 temps et en expirant sur le même nombre de temps. Vous verrez que cet exercice vous ramène immédiatement dans l’instant présent.

Vous pensez peut-être que tout cela est très banal, mais vous verrez que ce n’est pas si facile et que cela demande bien un petit entraînement. En effet, vous allez vous apercevoir qu’en pratiquant cet exercice, vous allez tout à coup entendre et ressentir tout un tas de choses, comme par exemple le bruit de la rue dont vous prendrez subitement conscience. Il y aura aussi toutes ces petites pensées qui vont essayer de détourner votre attention, pour vous rappeler ce coup de fil à passer tout à l’heure, cette tâche importante à ne surtout pas oublier, etc. Lorsque ces pensées surgissent, ne vous braquez pas, n’essayez pas de « faire le vide », laissez-les simplement passer et recentrez votre concentration sur votre respiration.

Si vous faites cet exercice régulièrement, vous serez de plus en plus attentif dans votre quotidien et en situation de stress, vous saurez comment faire pour vous recentrer sur vous-même, retrouver votre calme et votre concentration.

Instaurez une petite routine pour vous rappeler régulièrement dans votre journée de revenir dans le présent, lorsque vous en êtes distrait

Dans le rythme effréné de nos journées, nous n’avons pas toujours conscience à quel point nous nous détachons du présent et de notre environnement. Aussi, je vous suggère de mettre en place une astuce pour vous y ramener. Vous allez voir, ce n’est pas compliqué. Tout ce dont vous avez besoin, c’est d’un appareil doté d’une minuterie (aucune excuse : il y en a sur tous les smartphones).

Il vous suffira de régler votre minuterie sur une durée de votre choix (une heure, plus, moins, peu importe) et d’activer l’alarme. Le son de cette alarme va vous « réveiller » et vous inviter à reprendre contact avec le moment présent. A ce moment-là, prenez conscience de ce que vous étiez en train de faire, prenez quelques longues inspirations, levez-vous et faites quelques pas en vous concentrant sur ce que vous voyez, entendez, ressentez.

Faites cet exercice rapidement, pas plus de 2-3 minutes : cela ne doit pas devenir une contrainte. Mais renouvelez-le à intervalles réguliers. Vous verrez que l’air de rien, le fait de « réveiller » votre conscience régulièrement tout au long de la journée vous apportera de nombreux bienfaits (détente, meilleure concentration, satisfaction de rester en pleine conscience) et bientôt vous ne pourrez plus vous en passer.

Voilà deux exercices qui vont vous mettre « le pied à l’étrier » pour une vie plus « en conscience », davantage ancrée dans le présent. Mais ne vous arrêtez pas là. Le quotidien vous offre plein d’occasions de mettre en pratique les principes que je vous ai présentés dans cet article. Faites une petite balade autour votre pâté de maisons et sentez le vent sur vos joues, le sol sous vos pas, l’odeur de ce buisson fleuri au bord du chemin, souriez aux personnes que vous croisez, respirez en prêtant attention à votre souffle… Le matin au réveil, plutôt que de sauter du lit et de vous jeter dans l’action, offrez-vous quelques petites minutes pour vous étirer dans votre lit, fenêtre ouverte, fermez les yeux et écouter les bruits qui vous parviennent du dehors, observez ce que vous ressentez dans votre corps….

En fait, n’importe quand au cours de la journée, appuyez sur “pause” et……  regardez autour de vous, écoutez, laissez passer vos pensées parasites pour vous concentrer sur votre respiration et sur ce que vous livrent tous vos sens en éveil. Pas besoin de beaucoup de temps pour cela, mais cet “arrêt sur image” vaut vraiment le coup.

Vous avez aimé cet article ? Vous avez appliqué ces exercices ? Après quelques temps vous avez peut-être déjà ressenti quelques changements en vous ou dans votre quotidien ? Mais peut-être avez-vous aussi rencontré certaines difficultés ? Vous connaissez d’autres exercices qui marchent bien ? N’hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires ci-dessous. J’ai hâte de lire ce que vous pourrez partager avec nous !

[1] Étude publiée par la revue Nature : The peptidergic control circuit for sighing. P Li, WA. Janczewski, K. Yackle, K. Kam, S Pagliardini, MA. Krasnow et JL. Feldman, Nature 2016

5 incontournables pour avoir une vie plus saine

« Après les copieux repas de fêtes et les heures passées à table, après la nuit blanche du réveillon et le brouillard du Jour de l’an, … c’est décidé, je vais me remettre sur les rails et reprendre une vie saine et équilibrée. Voilà, c’est dit !

Oui, mais rien que d’y penser, j’ai déjà envie de me sauver en courant. J’ai l’impression de devoir entrer au couvent. Et d’ailleurs, je ne sais même pas par quoi commencer. Pffff….. »

Nous sommes sans doute nombreux à nous reconnaître dans ces mots, non ? Mais pas de panique, on va y arriver ! Avec quelques bons ingrédients, la recette d’une vie saine n’est pas si compliquée que ça.

Vivre sainement, c’est avant tout une recherche d’équilibre, en prenant soin à la fois de son corps et de son mental. Chaque individu a ses priorités en la matière, ses préférences, ses astuces, ses contraintes et son environnement particulier, mais globalement, pour une vie plus saine, il y a tout de même quelques “incontournables”.

  • Premièrement : avoir une alimentation équilibrée

Quand on parle de vie saine, c’est souvent la toute première chose à laquelle on pense. Effectivement, l’alimentation est un pilier indispensable pour une bonne santé. Et le plus efficace pour manger équilibré sera de planifier des repas variés et de gérer le contenu de ses placards en conséquence.

Mais attention, il ne s’agit pas de mener une vie d’abstinence en se privant de tout ! Ce serait bien vite intenable ! Il s’agit juste de « gérer » : si on a tendance à craquer pour le chocolat, mieux vaut sans doute ne pas en avoir 3 tablettes dans le garde-manger ; et si les repas sont définis, voire cuisinés à l’avance, nous aurons moins de risques de nous jeter sur n’importe quoi le moment venu. Quant à l’équilibre, il se fait sur la durée. Une bonne raclette est tout à fait permise, à condition de manger léger le reste de la journée et peut-être aussi le lendemain si on a été très gourmand(e).

  • Deuxièmement : faire une vraie pause déjeuner

Nos modes de vie actuels nous amènent souvent à sacrifier notre pause déjeuner sur l’autel de nos carrières. Inutile de vous dire à quel point le sandwich avalé en quatrième vitesse sur le coin du bureau, avec une barre chocolatée pour dessert, massacre notre équilibre alimentaire !

Par contre, le temps de pause et l’attention portée à ce que nous allons manger lors d’une vraie pause déjeuner seront sains à la fois pour le corps et pour l’esprit.

  • Troisièmement : se réserver un temps d’activité physique chaque jour

Nos vies sont parfois très sédentaires, notamment en raison de nos contraintes professionnelles. La salle de sport une ou plusieurs fois par semaine, c’est bien, mais le mouvement en tant qu’hygiène quotidienne c’est mieux (et les deux ne sont d’ailleurs pas exclusifs l’un de l’autre).

Pour ma part, même si je dois me lever plus tôt, je me réserve toujours 30 minutes à 1h, le matin au réveil, pour aller marcher. C’est un moment rien que pour moi et je marche d’un bon pas, le nez au vent, un casque sur les oreilles, en écoutant un audio livre ou de la musique selon mon envie. Comme je suis dans ma bulle, je peux aussi réfléchir à la journée qui commence, et à mes priorités pour les heures qui viennent. Du coup, je serai prête à me lancer dans l’action, sans laisser les autres décider pour moi (ce qui est sain aussi pour mon mental).

  • Quatrièmement : veiller à avoir un bon sommeil.

Il n’y a pas de secret, nous avons tous besoin de nos heures de sommeil. Assurons-nous d’en avoir un nombre suffisant (quitte à se coucher plus tôt si on ne peut pas se lever plus tard…). Permettre à notre organisme de récupérer, c’est la base d’une vie plus saine !

Un bon sommeil est souvent surtout question de rituel. Nous croyons parfois que nous pouvons fonctionner comme une machine, avec un bouton on-off ! On s’active et/ou sollicite nos neurones jusqu’à la dernière minute, puis on se couche en espérant pouvoir « débrancher » d’un claquement de doigt. Désolée, mais ce n’est pas comme cela que ça fonctionne ! Pour bien s’endormir, il faut tout d’abord apprendre à écouter son corps : le sommeil s’annonce avec de petits bâillements ou quelques picotements des yeux que nous ignorons le plus souvent. Et rien ne vaut un petit rituel du coucher pour mieux les percevoir.

Moi par exemple, je m’endors le mieux lorsque je coupe tous les écrans (ordi, télé, smartphone) une heure à une heure trente avant de me coucher, pour me mettre au calme et lire quelques pages ou rêvasser. Du coup, je glisse doucement dans le sommeil, presque sans m’en apercevoir….

  • Cinquièmement : instaurer une routine matinale

Après une bonne nuit de sommeil, rien de tel qu’une routine matinale bien rodée. Une routine matinale établie et qui vous corresponde vraiment, c’est une bonne façon de commencer la journée avec entrain et dans un esprit positif. L’idée est de se lever non pas en se jetant directement dans l’action, dans le « métro-boulot-dodo », mais de se réserver un véritable temps de préchauffage.

A chacun de trouver sa routine idéale : on peut par exemple boire un grand verre d’eau, puis prendre le temps d’un vrai petit déjeuner (sain pour le corps aussi ; eh oui, souvent ce qui est bon pour le mental est bon pour le corps et vice versa), planifier sa journée, lire le journal, quelques minutes de yoga, de musculation, de méditation, etc. L’important est de choisir quelque chose qui nous mettra de bonne humeur pour commencer la journée.

Ma routine à moi, c’est la petite marche dont je vous parlais plus haut, suivie d’un bon petit déjeuner.

  • Sixièmement : se protéger du stress de la vie moderne

Ces petits rituels et ces routines vont aussi nous aider à gérer le stress que nous subissons tous les jours. Dans un monde entièrement orienté vers la productivité, on nous impose le plus souvent des rythmes de vie démentiel. Nous devons apprendre à nous en protéger !

C’est un peu entrer en résistance, je vous l’accorde, mais même si nos agendas sont surchargés, nous avons le droit de prendre un peu de temps pour nous, de prendre une vraie pause déjeuner, de quitter le travail à une heure raisonnable qui nous permette encore de nous bouger un peu et d’avoir une vie sociale équilibrée, de vivre sereinement nos routines du matin et du soir, de respirer tout simplement !

  • Septièmement : ne pas se prendre la tête

J’ajouterai encore une dernière chose, très importante à mon sens : une vie saine ne doit pas devenir une vie compliquée et qui ne nous ressemble plus. Que ce soit pour l’alimentation, pour le sommeil ou bien pour nos routines et habitudes, ce que nous mettons en place doit nous correspondre.

Bien sûr, il faut consentir à certains efforts. Mais pour tenir sur la durée, nous devons vraiment ressentir le bien que nous nous faisons en adoptant ces habitudes. Il faut avant tout réapprendre à nous écouter : car notre corps est une merveilleuse machine qui nous envoie de nombreux signaux, et les sensations de satiété quand nous mangeons, les signes de fatigue quand vient l’heure de se reposer, c’est en lâchant prise que nous les entendrons le mieux.

Il y a sûrement beaucoup d’autres choses à faire pour une vie saine, mais les sept points ci-dessus sont, je crois, un bon début pour y arriver. Et pour aller plus loin, je vous recommande la lecture de mon article : Vivre sainement : difficultés au quotidien et astuces pour les surmonter

N’hésitez pas, vous aussi, à partager dans les commentaires vos expériences de vie saine, vos difficultés ou vos astuces, pour qu’elles puissent profiter à toutes et à tous.

Vivre sainement : 11 blogueurs/blogueuses vous parlent de leurs difficultés et astuces

Si vous avez lu mon article Vivre sainement : difficultés au quotidien et astuces pour les surmonter, vous savez déjà que cet article participait à un événement “interblogueurs”. Aujourd’hui, j’ai le plaisir de partager avec vous la compilation de tous les articles rédigés par les blogueurs et blogueuses qui ont contribué à cet exerce, préparée par le site organisateur. Vous y retrouverez mon article, bien sûr, mais aussi tous les autres témoignages, avec une foule d’astuces qui pourront sûrement vous inspirer pour une vie plus saine et équilibrée.

Et comme nous ne sommes pas loin de la période des “bonnes résolutions”, ne vous privez pas de cette mine d’idées et de solutions pour vaincre vos difficultés au quotidien !

Vivre sainement : mes difficultés au quotidien

 

Vivre sainement : difficultés au quotidien et astuces pour les surmonter

Vivre sainement est probablement ce dont rêvent la plupart d’entre nous. Mais le quotidien et nos faiblesses nous tiennent souvent bien éloignés de cet objectif vertueux.

Alors, quand j’ai appris que le site « sans sucre s’il vous plait » organisait un événement interblogueurs sur le thème de « vivre sainement : mes difficultés au quotidien », cela m’a semblé une occasion en or de partager avec vous l’expérience que m’a apporté mon propre parcours et les quelques outils clés que j’ai adopté au quotidien pour tenter l’impossible : vivre sainement!

Mon histoire est assez banale : je suis gourmande et plutôt fainéante, ou disons « sédentaire », et j’ai toujours su que ce n’était pas bien. Alors, pendant des années, j’ai dévoré une littérature impressionnante sur le sujet à la recherche de solutions miracles, j’ai pris d’innombrables bonnes résolutions, je me suis imposé toutes sortes de plans draconiens, pour finalement être rattrapée, à chaque tentative d’améliorer mon hygiène de vie, par ma gourmandise et mon attrait tout relatif pour les activités physiques. De petites victoires en grosses déceptions, au fil des ans, j’ai pris 20kgs et me suis retrouvée avec un diabète de type 2. Ma machine s’encrassait de plus en plus, une fatigue générale s’est installée et comme je n’ai pas su réagir, j’ai fini par m’écrouler.

Pour me relever, j’ai compris qu’il fallait que j’en revienne à l’essentiel, aux fondamentaux et …. j’ai tout repris à zéro.  Avec l’aide de spécialistes, j’ai analysé mes comportements et appris à traiter ce sujet de façon plus réaliste.  Les recettes miracles ne sont que des illusions, parfois dangereuses, et nos faiblesses comme les difficultés du quotidien font partie intégrante de la vie. Il faut apprendre à les gérer plutôt que de rêver d’un idéal qui n’existe pas. Aujourd’hui, mon mode de vie n’est pas parfait, mais j’ai perdu 17 kg, j’ai une activité physique régulière, j’appris à connaître et à accepter mes faiblesses et j’ai développé quelques outils pour les gérer et surmonter mes difficultés au quotidien. Voilà ce que je voudrais partager avec vous.

Rappelons tout d’abord que vivre sainement tourne essentiellement autour de deux choses :

Pour ces deux domaines, je vais vous exposer les difficultés que je rencontre au quotidien et vous présenter les astuces que j’ai mises en place pour les gérer.

Pour manger équilibré

On a écrit tant de choses sur ce que devrait être notre alimentation que l’on finit par ne plus voir l’arbre au milieu de la forêt ! Et si l’on commençait par faire simple en se contentant de quelques principes de base qui serviront de cadre à nos choix ?

  • L’équilibre alimentaire se conçoit dans la durée, sur une semaine par exemple : il n’est pas nécessaire que chaque journée soit parfaite
  • Il faut manger de tout, en quantité raisonnable
  • Ni trop gras, ni trop sucré, ni trop salé (se rappeler que le sucre est addictif : plus on en mange, plus on en a envie…)
  • Une assiette idéale, c’est 1/4 de protéines, 1/4 de féculents et 1/2 de fruits et légumes

  • Il est important de cuisiner et de réserver les plats industriels et les aliments ultra-transformés à un usage tout à fait occasionnel.

En résumé : on peut manger de tout, mais en quantités adaptées, en privilégiant les aliments bénéfiques à notre santé (fruits, légumes, féculents, poissons…) et en limitant la consommation de produits sucrés (confiseries, boissons sucrées…), salés (gâteaux apéritifs, chips…) et gras (charcuterie, beurre, crème…).

Voilà pour la théorie. Voyons maintenant les difficultés et les astuces pour y répondre.

  1. Les difficultés auxquelles je fais face 

En pratique, même si j’ai en tête les principes ci-dessus, le quotidien est parfois compliqué.  Mes principales difficultés sont les suivantes :

  • Je mange souvent n’importe quoi parce que je n’ai pas prévu mon repas (je rentre tard du boulot, je suis fatiguée et du coup, je me jette sur la première chose qui me tombe sous la main, et en général ce ne sont pas des légumes …).
  • J’ai parfois des pulsions alimentaires, des envies irrésistibles de chocolat ou de chips.
  • Je vais souvent au restaurant et je craque évidemment sur les plats les plus copieux, genre cordons bleu crème et frites, avec un dessert en prime.
  1. Mes Astuces 

  • Pour les repas au quotidien

Je prépare dorénavant un plan de menu hebdomadaire, affiché sur mon frigo.  En fait, j’ai plusieurs trames hebdomadaires déjà toutes prêtes. Pour les constituer, j’ai commencé par répertorier nos plats et aliments préférés, parce qu’il est important de manger ce que l’on aime pour que le plan tienne dans la durée. Puis je les ai répartis sur les jours et les semaines, de manière à éviter les excès et en privilégiant des aliments frais, sains et non transformés.

Je ne vise pas un programme alimentaire trop draconien, mais pour manger varié, j’essaie de faire en sorte que sur les 7 jours de la semaine, il y ait des plats de type différents :

Pour éviter le « trop sucré » (c’est ma grosse faiblesse) et le « trop gras », j’exclus, pour 3 ou 4 dîners par semaine, le sucre, les féculents, les fromages et yaourt, et bien sûr toute forme de pâtisserie/viennoiserie : je privilégie ces soirs-là les légumes et les protéines maigres. Et pour tous les autres repas de la semaine (y compris petit déjeuners et déjeuners), j’essaie simplement d’être raisonnable. Un tel programme alimentaire ne change pas fondamentalement mes habitudes de vie, mais me permet d’équilibrer ma semaine de façon plutôt satisfaisante.

Chaque plan de menu est assorti de sa liste de course, prête d’avance : cela m’évite de m’égarer dans les rayons dangereux en faisant mes courses. Récemment, je suis même passée aux achats sur le drive de mon supermarché : là plus de tentations possibles. Chez la fermière chez qui j’achète mes fruits et légumes frais, il y a moins de risques (lol).

  • pour les pulsions alimentaires

Pour contrer ces pulsions, la première chose que j’ai faite, c’est de « nettoyer » mes placards de toutes les tentations auxquelles je n’arrive pas à résister (chocolat, gâteaux de toutes sortes, pâte à tartiner, chips, cacahuètes, etc.). Je réserve ces plaisirs pour les sorties ou invitations, ou un achat vraiment occasionnel et en très petite quantité. Plus question d’avoir trois tablettes de chocolat en réserve.

Mais cette purge n’était pas suffisante. Il m’a aussi fallu comprendre mes pulsions et apprendre à les maîtriser : le chocolat – par exemple – ne disparaîtra pas de la surface de la terre et m’en priver totalement ne ferait que renforcer mes envies, me rendant encore plus vulnérable à la moindre tentation. Alors j’ai décidé d’assumer que je suis fan de chocolat et d’intégrer régulièrement dans mes menus des desserts chocolatés.  Sauf que je ne cède plus à mes envies de façon inconsidérée, mais qu’elles sont encadrées dans une alimentation globalement équilibrée.

  • pour les restaurants et invitations

Pas question de vivre comme un ermite : ma vie sociale est importante et je n’ai pas envie de me priver de ces sorties. J’ai donc appris à les gérer et comme pour mes plans de menus hebdomadaires, le mot clé de cette gestion est l’« anticipation ».

Avant d’aller au restaurant, je consulte si possible sa carte sur internet : choisir mes plats tranquillement à la maison me permet d’alléger les autres repas de la semaine en conséquence. Mes choix sont aussi plus réfléchis que pour une commande spontanée faite en arrivant au restaurant.

Si une telle anticipation est impossible, je conclus une sorte de contrat avec moi-même : ok ce soir je m’offre des profiteroles au chocolat pour le dessert, mais du coup je vais faire l’impasse sur les frites et demander des légumes à la place pour accompagner ma viande ou mon poisson.

J’avoue que le résultat n’est pas toujours garanti à 100% : parfois mes bonnes résolutions s’évaporent devant le tableau des suggestions du chef qui sont juste irrésistibles. Mais pas de panique : je suis maître de mes repas à venir et comme l’équilibre se fait sur la durée, je peux toujours rectifier le tir à postériori.

Si je suis invitée, je mange une pomme avant de partir, sachant que l’apéro est pour moi le piège le plus dangereux. Si j’arrive le ventre vide, bonjour les dégâts ! Mais pour le reste, je profite de l’invitation et fais honneur au repas : j’évite simplement de me resservir et prévois de manger léger le lendemain.

Pour bouger plus

  1. Les difficultés auxquelles je fais face

    Elles sont plutôt classiques et je suis sûre que nombre d’entre vous se reconnaîtront en elles :

    (a) le manque de temps,

    (b) le manque de motivation et

    (c) les mauvaises excuses.

  2. Les astuces

Pour me réconcilier avec l’activité physique, j’ai commencé par déculpabiliser : je ne suis pas fan de sport et c’est mon droit ! Pour vivre sainement, il n’est pas nécessaire de fréquenter les salles de sport. Bouger au quotidien c’est aussi bien : mieux vaut d’ailleurs marcher 30mn tous les jours que de s’inscrire dans un club de sport que l’on ne fréquentera qu’à l’occasion (j’en ai dépensé des sous, pour des abonnements… euh…. disons, peu rentables).

  • Pour ce qui est du manque de temps

Pour éviter que le manque de temps dans une journée surchargée ne me rattrape, j’ai pris l’habitude de marcher le matin au réveil. J’en ai fait une véritable routine matinale qui avec le temps m’est devenue quasiment indispensable :

– je me lève un peu plus tôt

– je ne m’impose aucune durée, je m’engage juste à marcher « un peu »

– me croirez-vous si je vous dis que les 30mn qui étaient mon objectif initial sont vite devenues une heure, voire plus ? Et pourtant c’est vrai. Parce que j’en ai fait un moment de plaisir qui me corresponde : moi qui adore lire et n’en ai pas trop le temps, je marche avec un casque sur les oreilles au son d’un livre audio : bingo ! Deux pierres d’un coup et question gestion du temps c’est plutôt une réussite.

  • S’agissant du manque de motivation

On se motive plus facilement pour quelque chose que l’on aime, non ? C’est ainsi que ma marche matinale est devenue plus motivante quand elle s’est transformée en moment de lecture audio. Le matin, c’est MON moment, ma bulle : je sors respirer et j’aime ça.

Pour compléter ma marche matinale, je me suis tournée vers des activités ludiques : du coup, je n’ai plus l’impression de faire du sport, mais de m’amuser. Je pratique la danse de salon, la randonnée, etc, autant d’occasions de rencontrer des amis : cela aussi, ça motive.

Enfin, le fait de suivre mes progrès entretient ma motivation. Mon astuce ? Un tableau sur lequel je note ce qui m’a fait bouger. Je ne me fixe pas d’autre objectif que celui d’avoir quelque chose à mettre dans la case journalière le plus souvent possible. En fin de semaine, je marque les résultats d’un signe : 0 à 1 case remplie, c’est un rond rouge, parce que ce n’est évidemment pas suffisant ; 2 à 3 cases, le rond devient orange, on s’améliore ; 4 à 5 cases, c’est un rond vert, pas mal du tout ; 6 à 7 cases, c’est un grand rond jaune, un soleil de grand succès. Mon tableau trône sur mon rebord de fenêtre, je le vois tous les jours, et il me rappelle mes objectifs et mes succès.

  • Quant aux mauvaises excuses

Ma marche matinale est mise en péril chaque fois qu’il pleut : évidemment, je ne sors pas ! Ah la bonne excuse ! Et bien non : j’ai investi dans un tapis de marche, idéal pour les jours de mauvais temps. Le plaisir « lecture audio » reste le même, donc pas de raison de ne pas chausser mes baskets ! L’astuce, c’est de prendre conscience de ses « mauvaises excuses » et d’y chercher une parade. 

Pour conclure, je voudrais souligner que, selon mon expérience, il existe quelques principes de base fondamentaux pour mettre en place un mode de vie sain.

Il ne faut pas chercher à révolutionner son mode de vie : On a souvent tendance à se fixer un objectif idéal, mais qui est tellement éloigné de notre mode de vie actuel, qu’il est juste illusoire de penser pouvoir s’y conformer à long terme. J’ai découvert que de petites choses peuvent aussi produire avec le temps de grands effets.

Il faut être indulgent avec soi-même et patient : Adopter un mode de vie plus sain demande d’instaurer de nouvelles habitudes et ce n’est pas du jour au lendemain que cela pourra se faire. Il faut se donner le temps de changer pas à pas. Le parcours sera semé d’embûches et de rechutes. C’est un fait objectif et incontournable. Cependant, un raté sur le parcours n’est pas une défaite, c’est juste un pas de plus vers l’ancrage de la nouvelle habitude. Donc pas la peine de vous flageller (Voir mon article sur changer une mauvaise habitude).

Enfin, pour un résultat durable, il faut apprendre à redresser la barre lorsqu’il le faut : La vie n’est pas un long fleuve tranquille et, même si les choses nous semblent bien acquises, des circonstances vont inévitablement se présenter pour nous faire quitter « le droit chemin ». Une fois les nouvelles habitudes prises, il faut donc mettre en place des moyens pour garder le cap, pour être conscient des tentations auxquelles nous cédons, pour pouvoir redresser la barre au plus vite.  Mais le jeu en vaut la chandelle, non ?

Je suis sûre que vous avez, vous aussi, plein de trucs et astuces pour une meilleure hygiène de vie. N’hésitez pas à les partager dans les commentaires ci-dessous. Vos questions seront également les bienvenues.

Bonne route vers une vie plus saine, mais qui vous corresponde vraiment.

« Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin ».

Swami Vivekananda / Raja-Yoga

 

 

[1] Voir aussi mon article 5 incontournables pour avoir une vie plus saine

3 livres pour (re)prendre sa vie en main

par Lina C. Roberts

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J’aime lire. La lecture fait partie intégrante de ma vie depuis ma plus tendre enfance. Ma bibliothèque compte aujourd’hui plus de 1500 ouvrages de toutes sortes (romans policiers, fictions sur fond historique, ouvrages sociologiques ou politiques etc). Mais une catégorie particulière d’ouvrages occupe une place privilégiée dans ma bibliothèque : celle des livres de développement personnel.

J’ai déjà traité de l’importance de lire « inspirant » (voir mon article  Lisez “inspirant” ou comment un livre peut changer votre vie), car je crois sincèrement que ce genre de lecture peut profondément influencer votre vie, en ce qu’elle modifie votre regard sur les événements et sur vous-même. Parfois même, certains livres se présentent à vous juste au bon moment pour (ré)orienter  votre chemin de vie. Ce fut sans l’ombre d’un doute le cas pour moi.

Aujourd’hui, dans le cadre de l’évènement “Les 3 livres qui ont changé votre vie”, organisé par le blog Des Livres pour changer de vie (1), je voudrais recommander à tous ceux qui souhaitent prendre ou reprendre leur vie en main la lecture des trois ouvrages ci-dessous. Ils ont joué un rôle décisif dans mon parcours et j’espère qu’ils pourront vous apporter autant qu’ils m’ont apporté.

1 – VOULOIR C’EST POUVOIR par Raymond Hull

ou quand la porte s’ouvre sur 
le développement personnel

Ce livre m’a été offert par quelqu’un qui m’est très proche alors que j’avais à peine 23 ans, toute la vie devant moi et pas vraiment d’idée très claire de ce que j’en attendais. Je me laissais à vrai dire plutôt porter par les événements. La vie m’avait jusqu’alors été plutôt clémente, je ne manquais de rien et je ne me posais pas trop de questions. Ce livre m’a tout d’abord démontré à quel point il fallait que je m’en pose, des questions ! Et surtout il m’a appris à devenir l’architecte de ma vie et a initié en moi une quête qui ne m’a plus quittée.

Ce livre propose un véritable parcours, constitué d’exercices pratiques, pour mieux se connaître, se fixer des objectifs et les atteindre. Il démontre surtout que nous devons agir, prendre nos destinées en main, aller de l’avant, oser. C’est un véritable condensé de motivation.

Certes, au premier abord, la méthode peut paraître simpliste, avec ses invitations à écrire, à vous répéter certaines choses un peu comme des mantras. Mais ne vous laissez pas tromper par cette apparence scolaire. Si vous acceptez de jouer le jeu, d’en suivre les règles sans trop vous poser de questions, vous serez surpris de tout ce que vous découvrirez

2 – CONVERSATIONS CRUCIALES par Paterson, Grenny, Mc Millan et Switzler

ou quand la lumière se fait sur les relations humaines et nos propres faiblesse en communication

Se connaître, être au clair avec ses priorités et ses objectifs, et être actif pour les poursuivre peut sans aucun doute vous changer la vie. Mais vous ne vivez pas sur une île déserte (ou bien ?), et la deuxième clé pour une vie plus harmonieuse et satisfaisante se trouve incontestablement dans nos relations avec autrui. Dans ce registre, on peut bien sûr citer l’incontournable « comment se faire des amis » de Dale Carnegie (une bible en la matière). Mais pour ma part, j’ai trouvé de véritables trésors dans « Conversations cruciales », parce ce que l’ouvrage n’apporte pas seulement des outils pour mieux comprendre les autres et mieux communiquer avec eux ; mais il attire également notre attention sur nos propres filtres déformants et sur comment les déjouer. A lire et relire sans modération !

3 – TROIS AMIS EN QUÊTE DE SAGESSE par Christophe André, Alexandre Jollien et Matthieu Ricard
ou quand le besoin de spiritualité 
se fait sentir

Le monde d’aujourd’hui a tendance à glorifier l’action, l’ambition, la réussite. C’est bien, car rien n’est pire que de passer sa vie à subir les choses. Mais tout comme le yin complète le yang, l’action doit être complétée par un peu de spiritualité pour que se crée un équilibre à long terme.  J’ai longtemps omis cet aspect, toute accaparée que j’étais par l’action. Eh bien, j’ai fini par …. passez-moi l’expression …. me casser la figure. Nos modes de vie ne nous laissent guère le temps de nous soucier de ces questions et ce n’est pas pour rien qu’on parle tant de burnout, d’épuisement psychologique, de dépression… Alors n’attendez pas de vous effondrer : réservez dans vos agendas un peu de temps pour l’inaction, la réflexion, la méditation, ne serait-ce que quelques minutes.

Le livre que je vous propose est un bon outil pour cela. Sur un ton de conversation, un moine, un philosophe, un psychiatre y abordent une foule de questions propices à la réflexion et à la méditation : nos aspirations, nos émotions, l’écoute véritable, la souffrance, l’intolérance, l’altruisme, la simplicité, la culpabilité, le pardon, la liberté, etc.….  Sur chaque thème, les auteurs apportent non seulement leur point de vue, mais aussi leur expérience et leurs conseils pratiques. Il peut se lire d’une traite, mais aussi se picorer au gré des questions et de votre appétit pour certaines d’entre elles plus que pour d’autres.

Voilà donc mes trois « piliers » de lecture pour agir, interagir et réfléchir.

Pour conclure : oui, je crois sincèrement que nos lectures influencent nos vies. Je pense même qu’elles peuvent en être un puissant moteur. Alors lisez et choisissez bien vos lectures ! Il s’agit au fond d’une habitude d’hygiène de vie qui nous est au moins aussi nécessaire et bénéfique qu’une alimentation saine ou la pratique d’une activité physique : prendre soin de son esprit comme on prend soin de son corps.

Et vous, quelles sont vos livres de chevet  ? Vous pouvez m’en parler en laissant un commentaire ci-dessous. Et si vous souhaitez aller encore plus loin pour (re)prendre le contrôle de votre vie, accompagnez-moi, c’est ici que le voyage commence.

(1)J’apprécie beaucoup ce blog et vous le recommande vivement. A titre d’exemple, mon article préféré est celui-ci.

Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à me transmettre vos commentaires ci-dessous.

 

Lisez “inspirant” ou comment un livre peut changer la vie

Je venais d’avoir 23 ans. Je poursuivais mes études avec succès mais je ne savais pas trop ce que j’allais faire de mon diplôme. Plutôt optimiste de nature, j’avançais dans la vie sans trop me poser de questions. Tout allait bien et pourtant, quelque part au fond de moi, grandissait une sourde insatisfaction, sur laquelle je ne parvenais pas à mettre de mots.

Et puis un jour, un proche m’a mis entre les mains un livre intitulé “Vouloir, c’est pouvoir“. Le titre faisait écho à mon optimisme, alors je me suis laissée tenter. J’ai entamé ma lecture sans vraiment savoir à quoi m’attendre. J’étais loin, très loin d’imaginer l’impact que cette lecture allait avoir sur ma vie. Mais lorsque j’ai tourné la dernière page, je savais déjà que rien ne serait plus pareil désormais: je n’allais plus naviguer à vue dans mon existence, je pouvais en devenir l’acteur, et faire de la route qui s’ouvrait devant moi un enrichissement constant. Je venais de découvrir le “développement personnel“.

Bien des années se sont écoulées depuis et ma bibliothèque s’est enrichie de nombreux ouvrages de développement personnel. Mais “Vouloir, c’est pouvoir” continue d’occuper sur mes étagères une place privilégiée, car la seule vue de sa couverture me rappelle non seulement d’où je viens, mais aussi tout ce que la vie m’a appris sur ce sujet, tout au long de mon parcours.

Durant les premières années suivant ma “découverte”, j’ai appliqué soigneusement les principes que j’avais appris et ceux que je continuais de découvrir au fil de mes lectures. Je me fixais des objectifs, je faisais des bilans réguliers, je pratiquais la visualisation, la relaxation, je continuais de me former etc… J’en constatais chaque jour les bienfaits, je sentais combien mes lectures me galvanisaient. Je cherchais immédiatement à tester les méthodes proposées et bien des succès dans mon existence (réussite d’examens, embauche sur des postes convoités, harmonie dans ma vie personnelle…) sont le fruit de démarches actives et conscientes suscitées par mes lectures de développement personnel.

Mais…..   Avec le temps, ma vigilance s’est affaiblie. J’avais lu tant de choses, que je pensais parfaitement maîtriser ma vie. Je me sentais forte. De mes lectures, je transformais de moins en moins de choses en actions concrètes dans ma vie. Oh, j’avais déjà testé tant de choses. Et puis le temps me manquait et je gardais précieusement les ouvrages, que j’avais tout de même annotés, pour y revenir – du moins je le pensais – ultérieurement. Bien sûr, je n’en fis rien. Pire : peu à peu, j’ai espacé mes lectures de développement personnel.  J’ai fini par manquer aussi mes rendez-vous avec moi-même, j’ai consacré moins de temps à réfléchir à mes objectifs,  et j’ai parfois complètement oublié de dresser mes bilans annuels – lesquels étaient pourtant devenus une véritable institution sur mon agenda.

Résultat ? Sans m’en rendre compte, j’ai lâché les rênes de ma vie et j’ai commencé à subir les événements plutôt que de les provoquer. Il s’en est suivi plusieurs années plutôt mitigées, des périodes de déprime, un malaise latent tout au fond de moi. J’ai fini par me reprendre, au prix de quelques leçons bien sonnées que m’a infligées la Vie. De nouveaux ouvrages ont rejoint ma bibliothèque  (le premier d’entre eux étant “comment se remettre d’un burn-out“….). Je me suis remise à ….. avancer.

Bref, vous l’aurez sans doute compris : mon parcours depuis ma lecture de “vouloir c’est pouvoir” n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a cependant été extrêmement formateur. Alors, permettez-moi de partager avec vous les 4 leçons principales que j’en ai retenues.

  1. Le développement personnel est une nécessité. L’immobilité n’existe pas, rien n’est statique en ce monde : soit on progresse, soit on régresse. A chaque instant, il nous appartient de choisir la direction que nous voulons suivre. Le  développement peut prendre diverses formes. La lecture d’ouvrages inspirants en est une particulièrement efficace.
  2. Lire ne suffit pas, il faut agir et consentir à l’effort. Nous sommes par nature souvent plutôt paresseux et bien des bonnes méthodes restent lettre morte dans nos bibliothèques. C’est pourtant dommage, car l’effort bien orienté est gratifiant et nous entraîne dans un cercle vertueux qui nous fait grandir.
  3. Rien n’est jamais acquis. La nature même du développement personnel est de ne jamais être terminé, jusqu’à notre dernier souffle. C’est aussi un jardin qu’il faut entretenir, faute de quoi la mauvaise herbe a vite fait de proliférer, sans qu’on s’en aperçoive.
  4. Il n’est jamais trop tard. Si l’on s’écarte de la voie progressiste, pour quelque raison que ce soit, il est toujours possible de redresser la barre. La vie n’est pas rancunière, bien au contraire.

Moralité : Lisez, lisez, lisez. Soyez curieux et testez. Offrez-vous du temps pour votre développement personnel : m’investir totalement dans mon travail en délaissant mon développement personnel m’a pour un temps procuré beaucoup de satisfaction, mais cela ne dure pas et avec le recul, je me suis aperçue qu’il y a plus à perdre qu’à gagner à se priver de ce temps pour soi.

Ah! Encore une chose : si lire vous paraît difficile, si vous avez du mal à arriver au bout de vos bouquins, essayez donc les audio-livres : pour ma part, j’adore partir marcher dans la campagne, mon casque sur les oreilles : la vue porte loin, la nature est belle, et les mots que j’entends résonnent encore mieux en moi ….

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